L’INOPPORTUNITÉ DU CALENDRIER ÉLECTORAL EN RDC

Lettre ouverte du 9 novembre 2017

Quel rapport y a-t-il entre une charte dont le socle est bâti sur une profession de foi tournée vers plus de justice entre les peuples, pour des relations entre les nations fondées sur le droit, et un régime mafieux qui tue, qui viole et use de pratiques cannibales sur sa propre population, s’il est vrai qu’elle soit sa population ?

L’innommable a été commis devant le silence de la communauté internationale. La République Démocratique du Congo n’en finit pas de mourir chaque jour par cette occupation rwandaise. Comment la communauté internationale peut-elle cautionner le meurtre au quotidien d’une population déjà exsangue !? La RDC n’est pas régie par une constitution ; c’est ce que veut nous dire la communauté des nations. Parce que la caution qu’elle accorde à ce régime d’occupation au-delà d’être inacceptable, est un outrage à la lettre et à l’esprit de la charte des Nations unies. Comment peut-on accorder à un régime qui se nourrit d’artifices et de mensonges en tous genres un chèque en blanc !? Ce gouvernement de Kinshasa n’a plus d’assises parmi le peuple… C’est depuis le 19 décembre 2016 que ce gouvernement, de soubresauts en soubresauts, lutte pour légitimer l’inacceptable, l’inconstitutionnalité de son statut ! C’est maintenant à découvert qu’il va avec l’argent du contribuable congolais corrompre autant que faire se peut pour garder un sursis, ainsi s’agglutinent autour de lui une poignée de Congolais pestiférés, prêts à vendre monts et vaux qui s’activent à poursuivre le massacre systématique de leurs frères congolais. Tous ces crimes, je les ai dénoncés à la face du monde sans contredits.

L’histoire de mon peuple fait mal. Dès qu’il s’est constitué en nation, les forces du mal ont voulu l’effacer de la Terre ! C’était déjà 10 millions de morts comme tribut à l’occupation coloniale, sur une population de 20 millions d’habitants ! Aujourd’hui, s’ajoutent 10 millions de plus au supplice de mon peuple par cette autre occupation que la communauté internationale voudrait considérer comme un gouvernement représentatif du peuple congolais !!! Ce cynisme doit s’arrêter maintenant et ce gouvernement être stoppé. La communauté internationale devrait mettre hors d’état de nuire Kanambe. La transition dès maintenant devra être conduite sans lui et pilotée entre Congolais. Ce gouvernement ne survit que par des tergiversations politiques et des atermoiements à l’interne comme à l’externe… L’opposition devrait évaluer sa responsabilité dans cette crise pour avoir accordé à cet étranger l’alibi qu’il recherchait pour rendre effectif le glissement. En lui concédant le dialogue, il s’est maintenu aux dépens de ceux qui lui ont tendu la perche. Aujourd’hui, il monologue avec sa CENI. Il n’y a pas de calendrier électoral qui tienne ! Cette annonce n’a qu’un seul objectif : rester au pouvoir ! L’exhortation de la communauté internationale au gouvernement de la RDC signale qu’il faut que ce dernier veille à ce que chaque citoyen ait le droit de se réunir, de tenir des réunions publiques en toute liberté, de battre campagne comme l’autorise la constitution ! Le message que nous donne la communauté internationale est clair : ce gouvernement va continuer à empêcher les gens de se réunir, de tenir des réunions publiques, de battre campagne.

Ce gouvernement est inconstitutionnel, comment pourrait-il assurer la constitutionnalité d’un processus constitutionnel ? Personne n’est dupe, encore moins la population congolaise. Ce calendrier électoral est conçu de telle sorte qu’il puisse voler toutes les clés d’une alternance politique apaisée dans le pays. Ce n’est pas un calendrier électoral, c’est un calendrier cleptomane ! J’insiste, persiste et signe, moi Mukungubila, ce dont le pays a besoin, ce n’est pas d’un calendrier électoral préparé par Kanambe, mais d’une transition politique sans Kanambe. C’est cette transition qui va se pencher, qui va organiser les élections, ainsi qu’une dynamique qui va installer la paix et les institutions dont le pays a besoin. Le message du gouvernement congolais avec sa CENI est clair : il n’y aura pas de transparence, il n’y aura pas de décrispation… il n’y aura pas d’élections… Par contre, ce qui est en chantier, c’est la énième tentative pour rester au pouvoir. Ce n’est pas possible que la communauté internationale ne voie pas cette ultime manœuvre ! Kanambe veut-il encore éprouver la capacité de mon peuple à endurer une humiliation de plus !? Le peuple, c’est comme des grandes eaux, seul l’Eternel, maître du vent, peut en calmer la furie d’une tempête déferlante…
Que l’Eternel voie et juge !
Que l’Eternel daigne bénir la RDC.

Joseph Mukungubila Mutombo
Prophète de l’Eternel




A quand le deuil de tous les nôtres, paisibles citoyens congolais, que Kanambe Hippolyte alias Joseph Kabila a pu massacrer ici chez nous, au Congo ?

Lettre ouverte du 28 Mars 2016

 

 

Je m’adresse pour la énième fois à vous de la communauté internationale, puisque j’aimerais comprendre si ce que je suis en train de vivre, moi Mukungubila, ce que les Congolais sont en train de vivre dans leur ensemble, si c’est réellement cela la démocratie.

Comprenez que tous les Congolais, eu égard à ce que nous sommes en train de voir, à ce que nous sommes en train de constater, commencent à perdre le goût pour la démocratie. Les Congolais ne parviennent plus à comprendre ce que ce mot «démocratie» signifie. Les Congolais se demandent ce que ce mot «démocratie» signifie.

«Démocratie» signifierait-il réellement «le pouvoir par le peuple» ? Je voudrais tout simplement dire par là que la démocratie est devenue une pilule amère; raison pour laquelle je vous demande à vous de la communauté internationale, vous qui avez le pouvoir d’intervenir comme j’ai eu à le répéter plusieurs fois, d’arranger les choses comme il se doit.

Pour exercer la démocratie, faut-il nécessairement mourir ?!

Pour exercer la démocratie, faut-il nécessairement aller en prison ?!

Je sers moi-même d’exemple, moi Mukungubila. Dans mon propre pays, je n’ai plus de résidence : que ce soit dans la capitale à Kinshasa; ou en province à Lubumbashi qui est mon fief, au Katanga ma province d’origine. Kanambe alias Joseph Kabila et sa suite ont pillé toutes mes résidences; emportant biens, véhicules et tout ce qui composaient mes maisons. Kanambe alias Joseph Kabila est allé jusqu’à y placer des militaires qui occupent toutes ces maisons. Elles sont devenues des résidences de Kanambe. Voilà donc la démocratie telle qu’elle est en train de s’exercer en RDC.

Grave encore, Kanambe alias Joseph Kabila a eu le pouvoir de traverser même le fleuve Congo pour aller traquer les nôtres au Congo-Brazzaville. Et au moment où je suis en train de vous écrire, mes compatriotes qui résidaient paisiblement au Congo-Brazzaville, au Congo-Kinshasa, il y a de ceux-là qui dorment dehors, sans toit au-dessus de leur tête. Voilà la démocratie telle qu’elle se conçoit en RDC.

Je m’adresse une fois de plus à vous de la communauté internationale, vous-même qui,de par vos émissaires, selon ce que j’ai ouï dire, aviez amené toutes les preuves du génocide à Kanambe alias Joseph Kabila; vous lui aviez montré toutes les fosses communes, qui se chiffreraient jusqu’à dix; en lui demandant de quitter immédiatement le pouvoir parce qu’il a scandaleusement tué les Congolais, raison pour laquelle je m’adresse à vous aujourd’hui. Un homme génocidaire comme celui-là, ne craignez-vous pas qu’il ternisse l’image de la démocratie ? Je vous avais dit qu’il ne faut pas laisser la démocratie être assassinée; mais Kanambe alias Joseph Kabila l’a complètement assassinée. Celui que vous appelez «Joseph Kabila» a complètement assassiné la démocratie.

De ce fait, le Congo est devenu une jungle dans son ensemble; car ce n’est pas seulement le Congo-Kinshasa qui souffre, mais partout, à cause de ce génocidaire. Tous les Congolais se demandent pourquoi Dieu les a créés. Je crois que, à mon humble avis, ce système démocratique est un bon système parce qu’il s’y exalte une bonne odeur de la liberté; si ce système est réellement appliqué selon les normes. Voilà toutes les raisons qui m’amènent aujourd’hui à m’adresser à vous de la communauté internationale une ènième fois; pour vous demander d’intervenir promptement. Car, au moment où je vous parle, Kanambe alias Joseph Kabila continue d’envahir le pays avec ses frères rwandais; Kanambe alias Joseph Kabila continue à enlever, assassiner les Congolais librement, en toute impunité. Pas plus tard que le 20 mars 2016, nous avons perdu l’abbé Vincent Machozi, assassiné sauvagement à Beni, au Nord-Kivu pour avoir dénoncé le massacre contre la tribu Nande.

Rappelez-vous que je vous avais demandé s’il faudrait qu’on s’adresse directement au ciel. Faudrait-il qu’on s’adresse directement au ciel ? Et le ciel peut-il nous répondre rapidement ? Nous vivons dans le monde des humains, un monde qui a des structures; raison pour laquelle nous vous demandons de nous aider.

Les Congolais ne sont plus libres sur toutes les deux rives. Dans leur ensemble, les Congolais se sentent persécutés. Et maintenant, vers où la démocratie va-t-elle nous mener ?

Quelles sont les limites du dictateur s’il peut tuer les Congolais comme des poules ou des chèvres appartenant  à son poulailler, à son bétail ? Cela étant, je vous demande de nous aider à stopper ce pouvoir qui n’a plus de raison d’exister.

Le fait que le président de la CENI ait annoncé officiellement qu’il n’est plus capable d’organiser les élections,… Et pourtant c’est ce que j’avais déjà refusé, je m’y attendais. Et il ose demander qu’on reporte à 2017. Quand ils osent demander cela, y a-t-il en eux une once d’humanité ? Ils versent le sang chaque jour;  allons-nous continuer à supporter cela ?

Le fait de l’avoir annoncé officiellement, fait que celui que vous appelez «Joseph Kabila» n’a plus de raison d’exercer un seul jour son pouvoir sur notre territoire. Pourquoi allons-nous le laisser arriver jusqu’à décembre ? S’il est incapable, qu’on laisse les Congolais s’organiser pour mettre en place un gouvernement de transition en quelques jours, afin de limiter les dégâts de Kanambe alias Joseph Kabila.

Notre Congo dans son ensemble est devenu une jungle, les chars sont partout : à ce que je sache, vous conviendrez avec moi, vous de la communauté internationale, qu’aucune guerre n’a été déclarée ouvertement au Congo. Alors pourquoi tous ces chars dans les villes ? Ne trouvez-vous pas que l’on est en train d’avilir l’honneur de ce système qu’est la démocratie ? Ce que le Congo est en train de vivre de tous côtés, notre Congo, qui est occupé, fait que les Congolais sont en train d’envier les autres pays et notamment ceux de l’Europe pour y aller vivre. Voudriez-vous que tous les Congolais partent en exode en Europe, c’est-à-dire en exil ? Quelles sont les raisons de laisser continuer un génocidaire ? J’avais dit pas d’élections, pas de dialogue, ni de découpage. Et aujourd’hui de manière rusée, il envoie celui qu’il a placé à la tête de la CENI, faire des déclarations. Il joue à un jeu et est en train de nous narguer. Je crois que cette déclaration officielle faite par ce pouvoir, selon laquelle ils ne sont plus capables d’organiser des élections, constitue une démission. C’est la raison pour laquelle, je réclame le gouvernement de transition afin que les Congolais puissent s’organiser de manière efficace, pour se relancer dans le développement. Ayez pitié de nous ! Ayez pitié de nous !

Ceux qui sont responsables des Congolais brandissent leurs armes pour les terroriser. En faisant cela, ils ternissent l’image de la démocratie que vous, de la communauté internationale, êtes en train de prôner. Effectivement, ils comprennent que le Congo est une jungle. Le pays de nos ancêtres est devenue une jungle; or dans la jungle c’est la raison du plus fort. Dans quelles élections les Congolais pourront-ils espérer trouver leur bonheur, leur liberté ? Intervenez, vous de la communauté internationale ! Mettez fin à ce système entretenu au Congo par les dictateurs. Ne demandez même pas aux Congolais de manifester, ils sont éliminés dans un génocide incroyable. Ne leur demander plus de manifester, intervenez seulement. Nous vous demandons de grâce devant Dieu, intervenez ! Avec notre argent, l’argent du contribuable congolais, ils ont acquis des armes pour nous mater et vivre avec leur famille.

Ce n’est pas que les Congolais manquent de courage pour manifester comme cela se fait dans d’autres pays; ils ont suffisamment de courage mais ces sanguinaires nous tuent sans pitié. Vous n’allez plus nous présenter des excuses, vous avez ce pouvoir de mettre fin à tout cela en deux ou trois jours. Il n’y a plus de pouvoir sur place si ce n’est celui de tuer le peuple et le piller. Toutes les preuves, vous les avez et d’ailleurs plus que nous. Vous-mêmes êtes témoins de ce que les Congolais viennent de vivre sur l’ensemble de notre territoire qui s’appelle Congo. Ayez pitié de nous, de grâce. Que Dieu vous accorde la force de pouvoir nous aider. Je vous demande de ne pas laisser, même une semaine aux dictateurs.

Après avoir massacré ceux qu’ils ont massacrés, ils ont repris leur traque et voilà que notre frère Mutonkole Kadima Levi est en train de souffrir injustement, sans aucune raison. Allons-nous continuer, nous Congolais, à faire de fausses élections ? Si la démocratie est le pouvoir du peuple, alors vous de la communauté internationale, avez la capacité de signifier aux dictateurs de laisser le pouvoir. Autrement, cela signifierait que la démocratie n’est plus une bonne chose. La démocratie, signifie-t-elle pour nous mourir, souffrir jusqu’à ce que nous rendions l’âme ? Accordez-nous de mettre en place une transition pour organiser de réelles élections. Or, cette transition que je réclame nous permettra de donner possibilité à nos familles d’organiser le deuil de tous ceux qui ont été massacrés. C’est l’objet de ma lettre d’aujourd’hui.

Permettez que nous puissions pleurer les nôtres.

Enlevez nous cet envahisseur pour permettre aux Congolais de pleurer les leurs. Tous les Congolais veulent maintenant organiser le deuil de tous les nôtres qui sont morts. Nous n’avons pour l’heure aucune puissance pour répliquer. Ce que nous demandons seulement, c’est de nous laisser libre; que nous puissions nous sentir libres sur le sol de nos ancêtres. Que cela nous donne la possibilité de pleurer les nôtres et pourquoi pas chercher les reliques, même les ossements à enterrer. Comprenez que, certains parmi ceux qui ont été massacrés, ont été enterrés vivants.

Je crois que vous comprendrez mon cri d’aujourd’hui, mon cri de détresse, intervenez.

Les dictateurs n’ont pas envie de lâcher prise. Vous avez alors le devoir de nous les ôter pour que nous puissions organiser le deuil, afin de calmer nos esprits. Tant qu’ils seront là, il continueront à massacrer et il ne nous permettront jamais de pouvoir pleurer. Ce n’est pas une bonne chose, pensez à cela, vous de la communauté internationale. Je ne pense plus qu’il faille laisser à ces dictateurs sanguinaires le pouvoir de diriger les peuples.

Que notre Dieu nous accorde cela.

 

 

Joseph Mukungubila Mutombo

Prophète de l’Eternel

 




Interview de Joseph MUKUNGUBILA par Tito KANZA pour C-RETRO, 2008

Le Prophète de l'Eternel, Josepĥ MUKUNGUBILA; Photo de 2007 par Tito Kanza

Le Prophète de l’Eternel, Josepĥ MUKUNGUBILA; Photo de 2008 par Tito Kanza

Tito Kanza Olivier : Qu’est-ce que votre candidature à la magistrature suprême vous laisse comme souvenir ?

Paul-Joseph MUKUNGUBILA : Sur mes affiches de campagne on pouvait lire, Paul-Joseph MUKUNGUBILA « CANDIDAT UNIQUE, le CHOIX DE DIEU ». Ils ont dû se dire : Nous allons voir comment Dieu va le voter. Et ce n’était pas par provocation que nous nous disions être « candidat unique. Ce n’est pas par ambition que nous nous sommes levés, comme les autres, moi je n’étais pas compétiteur. Je ne sais pas si vous saisissez la subtilité. C’est Dieu qui réclame qu’on lui restitue son pouvoir, et il voulait marquer cette volonté en m’affichant parmi les 32 candidats, pour que tous se rappellent qu’il n’y a eu qu’un seul homme qui se soit exclusivement présenté sous la bannière de Dieu. Je suis le seul à avoir félicité les deux candidats restés en lisse au premier tour : KABILA et BEMBA ajoutant que s’il est vrai qu’il y aura un deuxième tour, que l’on sache qu’il aura assurément un deuxième tour de Dieu, c’était au journal de 20h00 de la Radio Télévision Nationale : RTNC.

J’avais dis, si par des voies illicites, l’un ou l’autre candidat parmi les 32 veut s’imposer, il trouvera tôt ou tard mon Dieu sur son chemin.

TKO : Quelles sont vos actualités ?

P-J M. : Je suis monté à Kinshasa de Lubumbashi où j’étais avec une seule pensée, attirer l’attention de mon peuple sur une évidence ; L’on ne peut pas se passer de Dieu, la RDC ne peut plus se passer de Dieu. Je l’avais dit haut et fort qu’ils allaient tous expérimenter l’amertume, s’ils laissaient échapper cette opportunité que l’Eternel leur offrait de prendre parti pour Dieu. En venant à Kinshasa, j’avais dit que cette conférence AMANI est une distraction, une de trop. Aujourd’hui, j’entends certains députés de la majorité braver les consignes de leur plateforme pour dire que cette conférence a été une distraction. Je ne peux pas vous donner le profil de l’amertume, mais, elle est là, latente, partout ! Grèves, tensions sociales, insécurité.qui dit pire ?

Mais, cela ne m’empêche pas à cheminer comme par le passé avec mon peuple dans son combat quotidien. Dernièrement, j’ai participé au financement d’un atelier dans un nouveau département de l’ISP GOMBE, l’enseignement a toujours été un inconditionnel pour moi. J’ai envoyé des équipes chez moi partout où la guerre a fait des ravages pour relancer l’espoir, dans les territoires de Kabalo et de Tanganyika. Je suis très content du travail de sensibilisation au Sud-Kivu, et je suis particulièrement heureux du soutien que me témoigne la Diaspora Congolaise partout où elle est.

TKO : Vous avez participé à la Conférence de réconciliation Europe-Afrique, quel était son but ?

P-J M. : Je suis le seul à avoir annoncé ces choses longtemps avant, dans la presse du Zaïre d’abord, et j’ai continué à marteler dans la presse du Congo. J’avais dit sur Digital Congo TV que lorsqu’ils verront l’Homme blanc venir s’agenouiller devant l’homme noir, c’est alors qu’ils évalueront la véracité de mes déclarations ! J’avais dis que l’Evangile que le colonisateur nous avait présenté, était falsifié, j’avais dit que le colonisateur nous avait imposé une Eglise à l’Européenne et non l’Eglise du Dieu vivant en mars 1995, dans 10 journaux de la place ! J’avais dit que pour maintenir son hégémonie sur l’Afrique, l’Europe à Berlin avait tronqué les frontières. L’opinion publique nationale sait que je suis le seul à répéter depuis des années que la restauration partira du Congo RDC et que la paix du Congo amènera la paix du monde entier !

Et comme si nous avions convenu avec les Européens qui sont venus se repentir, ce sont ces choses qu’ils sont venus déclarer en pleurs ! Et comment les organisateurs ont-ils pu manquer de m’inviter ? Non, je n’ai pas eu l’honneur de participer à cette conférence, néanmoins, elle s’inscrivait dans les temps arrêtés. Depuis 21 ans, après jeunes et prières, nous avions fait un vœu de ne solliciter aucune contribution de Japhet, l’homme blanc, jusqu’à ce que l’Evangile dont je suis porteur lui parvienne, et c’est le 14 juin 2008 que j’accepterai un don d’un frère de race blanche, Paul Racines de son nom. J’inviterai les miens à fêter les prémices de la réconciliation entre Japhet et Cham (le noir), et du 19 au 21 juin, et il y a eu cette conférence, c’est comme cela que je suis intervenu comme par interpellation, m’adressant directement dans une lettre à la délégation Européenne. La première conséquence logique, c’est de voir tous ces pasteurs qu’ils ont formé démissionner parce que détenteurs d’un Evangile souillé! Le représentant du chef de l’Etat a dit qu’il remettait entre les mains de l’Eternel la RDC afin qu’il (Dieu) préside à son destin, pour son développement et nous nous disons : Dont acte alors !

TKO : Il y a cent ans, le roi Léopold II cédait son Congo à la Belgique. Aucun évènement n’a été prévu pour commémorer le geste du Roi. Pensez-vous que le Congo soit réellement indépendant aujourd’hui ?

P-J M. : Les sujets du Roi des Belges n’ont pas commémoré cet évènement. C’est une très bonne chose. Et nous encore moins car vous n’êtes pas sans ignorer que ce tour de passe – passe entre le roi et la Belgique a conforté le statut quo : Même philosophie d’exploitation, même prétexte fallacieux : Au nom de la civilisation, mais surtout sous couvert de religion, avoir voulu éradiquer notre culture, et notre force vitale. J’estime qu’un MEA CULPA de la couronne Belge et du gouvernement Belge exorciseraient certaines inimitiés tenaces, beaucoup de frustration et beaucoup de stigmates d’humiliation et de cruautés dont l’exploitation politicienne à l’avenir contribuerait à nous entredéchirer de plus belle. L’indépendance du Congo passe par une refonte complète de notre société. C’est à cause de cela que j’avais refusé, c’était un risque, de présenter mon projet de société afin d’attirer l’attention sur une chose. Les ambiguïtés de l’héritage Colonial, ayant engendré un être sans repères sociologiques, historiques et politiques établis, que nous imposera l’Europe Coloniale jusqu’au moment où cet ouvrage va s’avérer être de plus en plus difficile à manipuler (c’est le Congo-Zaïre 60-97) auquel va succéder un Congo à 4 têtes plus une, dont le maitre d’ouvrage est la même communauté Européenne et consort. J’estimais, disais-je, qu’il était impérieux de redéfinir tout d’abord, cette société, notre société ; ce faisant, restaurer ou plutôt, restituer notre identité afin de prétendre recouvrer notre dignité.

Un projet de société sans société ! Aurait été le pire départ qu’on pouvait prendre. On l’a pris. Et aujourd’hui c’est un bouillon de culture où les bactéries rivalisent de virulence. C’est logique qu’on dénombre résurgences de tensions en tout genre comme on est entrain de le voir. Notre identité est la clé de notre indépendance. Puiser dans le spirituel, qui a fait la force de notre premier ancêtre s’impose comme incontournable. L’Evangile que le colonisateur nous a légué étant falsifié, de son propre aveu, et ignorer la prophétie, nous concernant dans ce contexte, nous privera de réintégrer notre identité, de nous revêtir de ce qui fait notre force, de recouvrer notre dignité. Nous sommes un peuple messager pour toute la terre, selon Esaïe 18:1-3, notre destin ne peut plus être envisagé en écartant Dieu. Et c’est libre que nous allons parcourir la terre, libre, indépendant et puissant tel est notre destin avec Dieu.

TKO : Peut-on arriver à rompre les liens entre les deux pays malgré le patrimoine commun ?

P-J M. : J’aimerais pouvoir comprendre que le patrimoine commun dont vous parlez, c’est notre histoire commune. Et la viabilité des liens entre les deux pays passe obligatoirement par une sorte d’état des lieux depuis la période coloniale à ce jour, seul le courage pour une rétrospective historique et politique débattue pourrait préserver et bonifier les relations entre les deux pays.

TKO : Comment définissez vous les relations entre la Belgique et la RDC ?

P-J M. : Les relations entre ces deux pays sont et resteront en otage sous le poids de leur histoire commune ; en otage vis-à-vis de ce qui n’a pas été dit. Il faudra beaucoup de courage pour oser dire la vérité, beaucoup de sagesse politique pour affronter des épouvantails historiques dont il faudrait au moins parler pour en extraire le potentiel de nuisibilité, aujourd’hui, trop de préjugés et trop d’arrière pensées à tort et à raison affectent les relations, et l’on s’en souvient qu’à la faveur des quiproquo diplomatiques et autres avatars. Jusqu’où peut aller le conflit entre les deux nations ? Aussi longtemps qu’on continuera à occulter le passé, faire comme s’il n’a pas existé, cela ne pourra aller que de mal en pis, et je suis incapable de vous dire quelle forme aura le pire. Ce dont je suis sur c’est qu’on aura, alors, raté une occasion pour un partenariat idéal que chaque partie regrettera.

TKO : L’Europe tient un certain discours sur la présence Chinoise en Afrique. Pensez-vous que les Congolais soient floués par les contrats Chinois ? Certains parlent d’un pillage systématique de la part des groupes miniers avec la complicité des autorités politiques de ce pays.

P-J M. : Faudrait-il dans ce cas de figure en être réduit à penser et à supputer en lieu et place des certitudes. Je crois me souvenir que les Congolais ont eu à tenir des assises pour une révisitation des contrats miniers, après que l’assemblée nationale aie débattu particulièrement sur la forme juridique, la quintessence des contrats Chinois, il a fallu même identifié l’interlocuteur, était-ce l’Etat Chinois ou le secteur privé Chinois, ce qui sont autant de signaux qui a posteriori peuvent ne pas rassurer l’opinion publique Congolaise et d’autres partenaires. Même la forme de votre question traduit le cloisonnement de l’information, une opacité qui n’est pas compatible avec tout le bien que le gouvernement voudrait en dire. Il n’y a qu’un pas pour penser à mal.

TKO : Que tire l’Europe de la Chine ?

P-J M. : Je crois que vous voulez dire que tire le Congo de la Chine ? Ce qu’on peut tirer aujourd’hui, du moins l’impact visible qui ne nécessite pas d’assise de révisitation, je crois me souvenir du stade des Martyrs et du palais du peuple. Ce qu’on annonce, jusqu’à preuve du contraire semble n’être que des annonces.

TKO : A l’heure où les puissances occidentales n’aident pas le Congo à reboucher ses trous dans les rues de Kinshasa et que la SN qui a le monopole pratique des prix exorbitants sur le Congo. Pensez-vous que les dirigeants Congolais doivent continuer à attendre une aide qui ne qui ne vient (dra) pas ?

P-J M. : Il y a un proverbe de chez nous qui dit : Celui qui a pour coutume de manger la jambe, ne se contentera plus d’une aile. Nous sommes un peuple noble, quand l’homme blanc est arrivé il a eu à répondre devant des entités royales régies par la force du serment : le lien entre la force spirituelle et la force temporelle, l’homme blanc a trouvé des hommes forts en bonne santé, en phase avec leur milieu par la force de leurs connaissances, de leur sagesse et de leurs cultures, de leurs organisations, bref des hommes dignes. Je suis torturé au plus profond de mon âme quand on en arrive à accepter une simulation selon laquelle, pour boucher les trous de nos routes, il faille recourir à l’aide étrangère pendant que nous dormons et marchons sur des richesses, nos morts sont enterrés dans des terres de diamant, d’or et d’argent ! Il est vrai, Dieu nous a humilié au-delà de ce qu’on pouvait penser, c’est à cause de cela que nos dirigeants aujourd’hui pensent toujours attendre de l’aide!

TKO : La Belgique est entrain de perdre les ports, les mines. Il ne lui reste que les politiques. Que se passera-t-il si les relations politiques restent au même point.

P-J M. : La question est de se demander comment la Belgique s’était acquise les ports, les mines.et comment elle les a perdu. C’est justement ici le fond du débat politique dont l’enjeu pour nous est dans le pire des cas, perdre l’expertise Belge sans pareille dans notre histoire, ou conserver cette expertise et oser un projet nouveau ou tout le monde gagne ; comme vous le voyez, on revient à la case départ, aurons-nous le courage politique d’une autopsie sans complaisance de ce corps mutilé que sont les rapports Congo-Belgique ?

ZIMBABWE

Lors de la conférence de réconciliation Europe Afrique, une déclaration du camp Européen disait que dans son désir de maintenir son hégémonie sur les colonies, le colonisateur s’est ardemment employé à briser les systèmes d’organisation autochtones par une campagne sans précédent faite de cruauté, de manipulation intellectuelle sous couvert de religion et de civilisation, un pillage systématique des symboles de notre force, une destruction de symboles sociologiques tenant de notre maîtrise sur les paramètres environnementaux , les déportations de la force vive de la population, de sorte qu’on nous imposera des systèmes incompatibles avec notre mode d’organisation et notre mode de réflexion ; au point que nous sommes régis aujourd’hui par des organisations bâtardes qui font le jeux de ceux qui nous dominent.

Etes- vous sûr que c’est la démocratie qui l’a emporté chez nous, ou si vous voulez maintenant que nous sommes régis par des institutions issues des élections démocratiques libres et transparentes. Croyez-vous que la classe politique d’une part, l’opposition officielle et l’autre, ainsi que le reste de la population, d’autre part, ont intégrés les fondamentaux de la démocratie. Pourquoi William SWING après son mandat à la MONUC dira qu’ils ont échoué dans leur mission au Congo ? C’est, consécutivement à la pression, non sans arrières pensées, des grands de ce monde que les Etats Africains sont obligés à adopter un système contre culture. Avez-vous vu l’embarras de l’UA devant ce théâtre de la démocratie au Zimbabwe écrit avec des cendres et du sang ? La démocratie en Afrique, s’apparente à une aventure ambiguë. Il faut redéfinir le fondement du pouvoir en Afrique entre nous Africains. C’est un défi qu’il faut relever.

MAURITANIE

C’est comme d’un phénomène de rejet d’un organe après sa transplantation, la démocratie, la nôtre, l’Africaine serait-elle une démocratie des armes par les bons soins des anciennes métropoles ? Une fois de plus, la Mauritanie élevé en pays modèle, fait les frais de cette transplantation de la démocratie Européenne dans un groupe sanguin incompatible, je voudrais dire, dans une culture qui n’a pas finie de revendiquer son chemin.

 

LYBIE

Ce que je sais de Kadhafi, c’est sa déclaration à l’occasion du sommet de l’UA tenu chez lui à Tripoli, avec en toile de fond son projet sur les Etats-Unis d’Afrique ; Je cite : « Les recherches et découvertes l’ont prouvées, ce continent à été doté de cette belle race noire que certains tentent de dénigrer comme étant une race inférieure. Au contraire, ce sont des ignorants. L’histoire dit que les noirs seront les maîtres de ce monde. Se seront les Seigneurs du monde, et ce sont les ignorants, les ennemis de Dieu qui ont cru que cette diversification de couleur de l’homme est une source d’humiliation ou d’esclavage. » Fin de citation.

Si Kadhafi a été fait Roi des rois, c’est probablement pour qu’il témoigne à propos de ce grand Roi noir qui doit venir en accomplissement de l’oracle dont il s’est fait le porte-voix.

Propos recueillis par Tito Kanza Olivier pour C-RETRO, en 2008




Discours en commémoration des 55 ans de l’indépendance de la République démocratique du Congo




Une mise au point pour rappel au peuple congolais, par le Prophète Joseph Mutombo Mukungubila

Discours en commémoration des 55 ans de l’indépendance de la République démocratique du Congo

Joseph Mutombo Mukungubila

Joseph Mutombo Mukungubila

Chers compatriotes,

En cette occasion de la commémoration de l’indépendance de notre pays, nous devrions nous sentir fiers d’être un peuple, vraiment un peuple citoyen, en posant un acte comme celui de défiler sur le boulevard. Mais malheureusement, le pays est sous occupation.

Ce que tout compatriote ressent en ce moment précis ne m’échappe pas : ce sont les sentiments d’humiliation par le Rwanda. Et quand ce pouvoir vous invite à aller défiler : vous défilez sous un drapeau de couleurs congolaises, je crois,… Mais en le faisant, c’est-à-dire en posant cet acte qui est réellement citoyen, vous avez honte, car vous n’avez pas envie d’y aller. Pourquoi ? Parce que le pays est occupé.

La commémoration de l’indépendance est habituellement un acte de joie pour le peuple. Malheureusement, ce sont les Rwandais qui se réjouissent à votre place, à partir de la terre de vos ancêtres.

Pourtant, je vous avais bien prévenu lorsque je m’étais porté candidat-président à la présidentielle de 2006, en vous interdisant de choisir cet étranger (cf. Mes propos tenus sur le plateau de la chaîne Antenne A à Kinshasa) qui venait de tuer une nième fois, sur le boulevard du 30 juin parce que les manifestants scandaient des slogans disant qu’il est «étranger». En ce jour-là, c’est d’abord ma femme qui m’alerta par téléphone, totalement en pleurs et effondrée, pendant que j’étais à la banque pour retirer de l’argent, me disant «qu’on venait de tuer beaucoup de gens». Elle me demanda, tout en panique où je me trouvais afin d’être rassurée sur ma situation. Je lui rétorquai alors que j’étais vivant et en sécurité mais que j’avais entendu les coups de feu. C’était le jour de passage du candidat-président Mukungubila sur les chaînes nationales dans le cadre de la campagne présidentielle. Je devais tout de suite après cet événement, m’exprimer sur la chaîne Antenne A dans une émission retransmise par toutes les chaînes nationales.

Ces manifestants ainsi massacrés, contestaient la candidature de l’étranger. Et si j’ai bonne mémoire, il y avait également des membres et partisans de l’UDPS parmi les manifestants. Sur le plateau d’Antenne A, j’avais aussi rappelé à la Belgique, à la France et aux États-Unis d’Amérique que ce serait impossible, inacceptable et inadmissible chez eux d’accepter qu’on puisse élire un étranger à la tête de leur pays, quelques soient les capacités de l’homme. Et, sur le même plateau, j’avais donné conseil à l’étranger, étant donné qu’il avait aussi posé sa candidature, qu’il aurait fallu aller au débat s’il y avait diffamation sur sa personne et s’il se savait réellement Congolais; au lieu de tuer ceux qui doivent nous élire. Ceux qui voudraient vérifier ces faits n’auront qu’à s’adresser à Antenne A. Le candidat-président Joseph Mutombo Mukungubila dira ceci au peuple congolais : «ne commettez pas l’erreur de faire un autre choix car moi Mukungubila, je ne me suis pas présenté au devant de vous, peuple congolais, comme compétiteur. C’est plutôt Dieu créateur qui m’a imposé de le faire pour mettre fin à la misère du peuple congolais; dans le but de pouvoir vous libérer du joug rwandais». Il est certes vrai que je ne me souviens plus de tous les mots sortis de ma bouche, mais le fond est là. La suite, malheureusement, vous la connaissez vous même, parce que vous la vivez dans vos corps.

Lorsqu’il nous sera offert d’aller encore aux élections, en 2011, les mêmes irrégularités, les mêmes fraudes de 2006 vont se répéter. Mais l’Éternel m’interdira de postuler, à partir des eaux du lac Tanganyika où il m’avait envoyé toucher ces eaux. En touchant ces eaux, elles avaient produit des poissons en abondance à une période de l’année où il est très difficile, voire impossible de pêcher. Il y avait eu miracle pendant deux semaines de pêche abondante. À vous de vérifier auprès des habitants de Kalémie. Dès lors, l’étranger avait senti que Dieu venait de le bloquer. Vous même êtes témoins, depuis il ne fait que voler, dilapider nos richesses. La seule chose dont il est capable c’est tuer, forcer le peuple congolais à accepter la faim. Voilà ce qui s’est déclenché dès que j’avais touché les eaux. C’est ainsi que l’étranger va adopter la stratégie de faire entrer massivement ses frères rwandais et les installer partout, oubliant qu’il a été mis à la tête du pays en tant que Congolais. Point n’est plus besoin de continuer à vous convaincre, car vous connaissez bien toutes ces choses. J’avais alerté la communauté nationale et internationale dans mes innombrables lettres ouvertes. Mes deux lettres historiques de décembre 2013 en témoignent abondamment.

Je ne sais plus, chers compatriotes, si le parc de Kundelungu qui est dans ma province du Katanga a été acheté par le Rwanda. Et nos élus députés ne décrient pas ce scandale, cette imposture. Je n’entends pas le cri d’alarme de leur côté, du côté des parlementaires. L’étranger y fait descendre une armada incroyable, tout en prenant soin de chasser les militaires congolais en les remplaçant par les militaires rwandais, ougandais et burundais. Et, c’est vraiment surprenant que moi Mukungubila, j’entende dire qu’un leader politique congolais, de manière éhontée, demande aux congolais d’aller au dialogue avec l’étranger, criminel, que je suis en train de faire partir (Pour moi, selon Dieu, il est déjà parti. Pourquoi vous ne me croyez pas ? Lui même le sait, il est déjà parti). Voyons d’abord, il vous demande de faire le découpage et une année ne suffirait pas, s’il tient encore une année. Il vous demande de faire le dialogue. Pour quelles raisons ? S’il tient à finir le mandat, pourquoi dialoguer aujourd’hui ? En 2011, vous avez dit «arrêtez-moi cet étranger et renvoyez le au Rwanda». Et aujourd’hui, vous demandez à aller dialoguer avec lui. Pourquoi ? Quand vous demandiez à le renvoyer au Rwanda, c’est parce que vous saviez ce qui se passait. Ce cri, ce slogan, cette voix, les Congolais l’avaient tous entendue.

C’est pour toutes ces raisons que je vous dis que bientôt vous aurez à commémorer véritablement cette indépendance. Et dans le sein du mot indépendance, c’est la libération. Dans notre tradition, il y a un adage qui dit : «Tu ne peux enjamber le mort». Cet adage signifie : quand quelqu’un meurt au milieu de nous, ça pose problème. Il faut d’abord qu’on en parle. Il faut qu’il y ait palabre. Toute affaire à régler ne peut l’être avant qu’on ne finisse de palabrer sur le mort. Il y a Dieu créateur qui vient de vous permettre de découvrir, s’il y avait doutes, que l’homme qui est à la tête de votre pays est, non seulement étranger mais aussi génocidaire. Et voilà, cher congolais, mes frères, vous venez de voir le travail que ce criminel est en train de faire avec la découverte des fosses communes dont celle de Maluku. Ce qui me pince le coeur, c’est que dans tous mes écrits, j’ai clairement indiqué que cet assassin ne l’est pas pour les Rwandais. Il fait sa sale besogne soigneusement en ne tuant que des Congolais. Il ne peut jamais commettre l’erreur de tuer un Rwandais. Notre argent, l’argent du contribuable congolais, l’argent qu’il a acquis frauduleusement de toutes nos richesses, c’est avec ça qu’il est en train de nous assassiner. C’est vraiment surprenant que, après la découverte de la fosse commune, on lui accorde encore le crédit d’être chef. C’est incroyable. C’est de l’abomination. La communauté internationale, dans ses principes, ne peut accepter un génocidaire, un criminel, surtout avec des preuves aussi irréfutables… Cela m’étonnerait que cette communauté internationale garde un tel homme au pouvoir. Et vous Congolais, parce qu’on vous donne des millions, vous faites affaire avec cet étranger venu pour ruiner le pays, ou même arracher le pays si cela lui était possible. Moi, je crois que vous devez réfléchir mûrement pour ne pas continuer à causer la honte des Congolais devant les nations.

Pour terminer, je confirme au peuple congolais que l’occasion réelle de savourer notre joie d’être libre, Dieu va pouvoir nous l’accorder très très bientôt.

Joseph Mutombo Mukungubila

Prophète de l’Eternel




COMMUNIQUE DE PRESSE DU 8 JANVIER 2014

Disciples de Mukungubila , civils non armés, arrêtés le 30 décembre 2013... Jusqu'à ce jour, leurs familles ont eu peu de nouvelles

Disciples de Mukungubila , civils non armés, arrêtés le 30 décembre 2013… Jusqu’à ce jour, leurs familles ont eu peu de nouvelles

Nous portons à l’attention de la communauté nationale et internationale que les autorités congolaises se livrent actuellement à une véritable traque des disciples du Prophète de l’Eternel Joseph Mukungubila. Ces compatriotes sont recherchés, pourchassés, pour le seul motif de partager les mêmes convictions religieuses.

A l’heure actuelle, ce sont des familles entières qui sont dispersées. Hommes, femmes et enfants vivent cachés. Certains sont dans une situation sanitaire critique. Nous protestons vivement contre ces méthodes terroristes. Aussi, nous exigeons la cessation immédiate de cette « chasse à l’homme » et demandons qu’une enquête internationale soit ouverte afin d’apporter la lumière au massacre du 30 Décembre 2013. Nous interpellons la communauté internationale  quant aux violations des droits de l’homme perpétrées à l’égard du peuple congolais par le gouvernement actuel de Kinshasa.

Le Bureau du Prophète Mukungubila