Discours du Prophète de l’Eternel Joseph Mukungubila à l’occasion de la cérémonie du 30 décembre 2016

 

Très chers compatriotes, à vous tous qui êtes porteurs des charges vous imposées injustement depuis des années; quel que soit l’endroit du territoire congolais où vous vous trouvez, même dans les pays d’accueil où vous êtes en train de demeurer malgré vous.

30 décembre 2013, 30 décembre 2016; 3 ans jour pour jour se sont écoulés ! 3 ans d’un très lourd tribut que je paie dans ma chair, dans mon âme et dans mon esprit… de la RDC. Pendant 3 ans ils ont tué, massacré, pillé et dévasté tout ce qui m’est cher, de ma famille biologique à ma patrie. Car martyrisé par le sacrifice de l’asile, de l’expatriation, lui-même consécutif à l’acte très officiel de ma présentation qui a inquiété profondément tous les envahisseurs, laquais des puissances étrangères opposées totalement au mieux-être et à l’indépendance de la RDC. Ce qui, très chers compatriotes, semble échapper à ceux des nôtres étourdis et versés dans la confusion et qui demeurent englués dans les chaînes du Prédateur, qui pense avoir pris la République en otage…

Du sang qui a coulé dans ma résidence à Lubumbashi, aujourd’hui ça coule encore dans le Tanganyika, dans le Lwalaba, en passant par le Nord et le Sud Kivu, dans l’ex-Equateur, dans le haut Uélé, dans le Kasaï central, dans le Kasaï et le Kasaï oriental, le chapelet et les cordes des larmes sont là pour servir de témoignage et d’accusation devant toute intelligence équilibrée.

Mais la vérité est têtue! Et c’est dans cette vérité têtue de Dieu que se retrouve consignées les promesses, les grandes promesses de Dieu pour le Congo.  Ces promesses que l’Eternel Dieu pour nous rappeler, pour nous signifier, avait, en son temps, ouvert une fenêtre, une porte afin que par les Kimbanguistes et les Kitawala, tout fils légitime de ce pays, en atteste l’authenticité de génération en génération jusqu’au parfait accomplissement.

Très chers compatriotes, que j’en sois arrivé aujourd’hui à fustiger le comportement de mes frères réduits au rôle d’une fausse opposition, gangrenée par la CENCO et d’autres confessions religieuses dont la nébuleuse profession de foi n’a d’égal que les messes noires dites dans certaines loges et d’autres officines du Nord comme du Sud de notre planète.

Y a-t-il besoin que je rappelle ici, très chers compatriotes, l’opportunité de la lecture et de la compréhension des signes des temps qu’en ce dernier trimestre 2016, l’Eternel Dieu a donné en observation au peuple d’exception que vous êtes ?

Très chers compatriotes, sachez enfin que ce que nous vivons à l’heure actuelle, ce sont les dernières douleurs d’enfantement. Car la libération, la délivrance de mon peuple, de mon pays, m’a été donnée par le Seigneur lui-même. C’est pour MAINTENANT. Car le pouvoir de Kanambe alias Joseph Kabila est terminé.

L’accomplissement de la promesse de Dieu est là, ne faites plus attention aux soubresauts qui ne sont destinés qu’à emporter le dévastateur et ses suppôts dans l’effectivité de la condamnation qu’ils méritent.

Que l’Espoir qui est désormais le nôtre, devienne donc l’objet de votre satisfaction, de votre foi totale en la compassion que le Seigneur nous accorde à travers son Christ régnant.

Je vous remercie.

                                                                    

                                                                             Joseph MUKUNGUBILA MUTOMBO         Prophète de l’Eternel




Discours de Joseph Mukungubila pour la 2ème commémoration des massacres du 30 décembre 2013

 

Chers compatriotes,

 

En ce jour mémorable du 30 décembre 2015, je voudrais tout d’abord rendre hommage à tous mes vaillants disciples et partisans tombés en martyrs pour la libération du Congo. Mes hommages vont également au vaillant et valeureux peuple congolais, dont la bravoure a été manifestée en cette date du 19 au 21 janvier 2015; et qui, malgré les épreuves, les souffrances, les drames qu’il subit au quotidien, ne cesse de mener ce combat pour sa survie, sa dignité, et son honneur; combat qui doit le conduire vers le véritable bonheur, vers la véritable paix, vers la véritable indépendance.

Je rends ensuite hommage à nos compatriotes de Mbuji Mayi que le malheur a frappé en date du 24 décembre avec cet accident d’avion. Mes pensées vont aussi vers nos compatriotes de Béni qui sont fréquemment égorgés en toute impunité et de façon fréquente. Pourquoi ? Parce qu’à la tête du pays, c’est un citoyen rwandais qui a été placé au sommet de l’Etat, au mépris des Congolais qui se voient humilier.

Au sujet de cet imposteur justement, le 30 décembre 2013, celui qui occupe la tête de notre pays, le Congo, pays des promesses, pays de prédilection selon la prophétie, avait une fois encore démontré sa soif de faire couler massivement le sang innocent congolais. Je m’étais pacifiquement exprimé dans deux lettres ouvertes datées du 5 et 28 décembre de la même année, pour défendre mon peuple, mes frères, mes compatriotes face à la criminalité et aux manigances des Rwandais. Cet imposteur avait alors décidé de m’éliminer sans procès ainsi que tous mes disciples et partisans, sur l’ensemble du territoire national ; notamment à Lubumbashi, Kinshasa, Kindu et Kolwezi.

Il faut rappeler que ce jour-là, j’avais perdu plus de trois cents de mes proches dont la majeure partie assassinés dans ma maison, située au quartier Golf de Lubumbashi; pendant que nous étions réunis pour la traditionnelle veillée de prière de fin d’année. En massacrant ces vaillants patriotes, l’imposteur a une fois encore prouvé qu’à ses yeux, la vie d’un Congolais a encore moins de valeur que celle du bétail. En éliminant ainsi les miens, ces vaillants patriotes, l’imposteur a voulu montrer que tous les Congolais qui aiment réellement leur pays n’ont pas droit à la vie et qu’ils ne peuvent pas librement vivre sur ces terres du Congo leur laissées par leurs ancêtres.

L’imposteur a clairement démontré sa haute capacité à faire prospérer tous les criminels étrangers tels que ces Rwandais du RCD, ceux du CNDP : Nkundabatware et ses troupes, ceux du M23 : Runiga et ses troupes,… Par contre, ceux qui méritaient à ses yeux d’être éliminés, ce sont les vaillants congolais comme Mbuja Mabe, Mamadou Ndala et sans oublier votre serviteur Mukungubila.

Il est vrai que sa sale besogne c’est de pouvoir éliminer tous les cadres capables de pouvoir libérer ce pays du joug rwandais. Je lui réponds qu’il est peut-être capable de tuer le corps mais il ne pourra pas atteindre notre âme.

Chers compatriotes, permettez-moi de vous parler brièvement de moi-même pour enlever toute inquiétude à mon sujet. Je suis réellement prophète de Dieu; sachant que tout prophète n’est pas pasteur mais que tout pasteur est prophète. C’est ce que je suis, moi Mukungubila, à l’image de Moïse, de David, de Gédéon et de Jephté le libérateur. Il faudrait ici que je puisse vous faire comprendre ceci : l’homme qui vous parle, votre frère Mukungubila.

Regardez la médiation faite par le feu président Mandela avec mon frère Laurent-Désiré et Joseph Mobutu. Regardez bien les images pendant que le feu président Mandela était placé au milieu des deux personnes et il tentait de pouvoir faire les négociations.  Le président Mobutu avait répondu à Mandela en disant : “si je dois laisser, ce n’est pas à celui-ci”. Ce témoignage je vous le donne entre parenthèses pour que vous compreniez que vous n’avez pas à vous inquiéter à mon sujet parce qu’à ma vie sont attachées beaucoup de témoignages vivants. De son vivant déjà, le président Mobutu avait voulu rencontrer l’homme. Les témoins sont là, je crois qu’à l’époque c’était Kengo wa Dondo qui était le premier ministre. Mukenge Mathieu, qui est mon collaborateur, a été chargé de pouvoir me contacter afin qu’il y ait rencontre entre moi et le président Mobutu. Je dis bien et je le répète, Monsieur Kengo wa Dongo est au courant de cela, il peut rendre témoignage de ça. Les billets avaient été envoyées pour que je me rende là où il était; plusieurs billets, pas un billet. C’est pour vous dire tout simplement que si l’on doit s’inquiéter, c’est vrai que c’est la politique, mais je ne pense pas que vous puissiez avoir des inquiétudes à avoir à mon sujet. Je suis un homme très discret et très posé. Ma vie est très réfléchie.

Raison pour laquelle, le moment venu, Dieu demandera à Jéhu de pouvoir faire exécuter toute sa parole selon tout ce que les prophètes avaient annoncé dont Elie. Raison pour laquelle, la souffrance profonde, chers compatriotes, que nous sommes en train d’endurer, n’est pas un simple fait de hasard.

Après avoir connu les deux guerres mondiales, c’est-à-dire celle de 1914-18 et celle de 1939-45, toutes les nations vont se réunir eût égard aux dégâts causés par cette guerre et former un conseil; celui que nous connaissons sous le nom de “Conseil de sécurité”. Ceci pour dire : « plus jamais ça, nous devons maintenant militer pour la paix ». Pourquoi ? Parce qu’un homme barbare, un homme cruel va déchaîner toute sa cruauté et décider de décimer le peuple de Dieu, qui est Israël aujourd’hui. C’est ce qui amènera la deuxième guerre mondiale, mais à la fin de cette guerre mondiale, le monde va penser à la paix. Point n’est besoin de vous répéter ce qui est dans mes deux lettres ouvertes.

Ainsi, durant les années 1946, 1947 et 1948 il y aura un remue-ménage pour finalement décider de la renaissance de ce peuple qu’Hitler avait décidé de décimer, le peuple d’Israël. C’est pendant ces démarches qu’une jeune femme du nom de Kabila Léonie, à Kisala dans la sous-région des Grands Lacs, à la source du Nil, va concevoir.

Je répète, la dernière guerre va donner l’idée de ne plus reproduire le désastre que l’on venait de voir. C’est ce qui va être à l’origine du conseil de sécurité, le conseil des nations. Et l’on va aider à la reconstitution de la nation d’Israël. Peu de temps après, c’est-à-dire à la fin de l’année 1947 et plus précisément le 26 décembre, cette jeune femme dont je parle va engendrer son enfant au moment où le ciel va lâcher un astre qui tombera et s’enfoncera dans les entrailles des terres de Kabalo. Et si j’ai bonne mémoire, je ne sais pas, si je peux me tromper, ceux qui ont vécu l’événement de cet engin venu du ciel vont rapporter que des Blancs vinrent de tous côtés, de partout, voir « cet engin qui est tombé du ciel ». C’était aux alentours de l’aéroport de Kabalo.

Ils vont se rappeler l’exactitude de la prédiction faite par Kimbangu, le prophète; qui enchaîné par les Belges, était arrivé à Kabalo, en gare de CFL, l’une des plus grandes entreprises de transport au Congo, où Kimbangu fera les déclarations selon lesquelles “de ces terres un homme s’élèvera et il amènera la paix dans le monde.” Ce témoignage donné par Kimbangu sera confirmé par les moines de l’Abbaye de Gand que Leopold II avait consulté. Ils lui diront qu’effectivement il y a une étoile du type de Bethléem qui brille sur ce pays.

Comme vous venez de le constater, le Congo est le pays de prédilection. Voilà la raison de toute notre souffrance. Et si nous ne parvenons pas à comprendre cela, la situation va se compliquer.

Alors que les pères de l’indépendance, aux alentours de 1959, participaient à la table ronde à Bruxelles, les prêtres catholiques donnaient, en cadeau, la bible au jeune garçon de douze ans que j’étais. Bien sûr que nos aînés ne savaient pas que la bible renfermait la clé de l’indépendance effective dont ils avaient besoin; mais, la véritable indépendance, elle, est conditionnée par l’avènement d’un leader véritablement spirituel que Dieu devait susciter du milieu de ce peuple. Comme j’ai eu à le dire tout à l’heure, il faut nécessairement la présence d’un Moïse, David, Gédéon et Jephté au milieu d’eux.

 

Mes chers compatriotes, ce pays, le Congo, vous ne pourrez jamais le libérer sans Dieu.

Et ce Dieu créateur dont je parle a été cruellement offensé par la légèreté avec laquelle ceux qui se disent être ses serviteurs se laissent corrompre par cet étranger, avec les miettes de tout ce qu’il est en train de piller dans notre pays.

Permettez que je vous dise sans ambages que, vous mes compatriotes, vous avez compris que l’histoire du Congo est liée directement au Créateur. Je voudrais dire ceci que l’histoire du Congo est lié directement à son envoyé, au leader spirituel que je suis. Et, directement, ce leader spirituel est lié au Créateur. Ce pays particulier, qui a un rôle majeur à jouer à l’échelle planétaire, a l’obligation de pouvoir faire connaître ce Dieu créateur à toutes les nations. Qu’il me soit donné en cette occasion d’affirmer mon soutien à toute initiative visant à mettre fin à l’occupation de la RDC.

J’ai toujours appelé les compatriotes congolais, politiques, militaires et société civile, à se rassembler pour faire barrage à l’envahisseur rwandais. C’est la raison pour laquelle, j’ai encouragé les assises de l’île de Gorée parce que l’union fait la force. Si l’on ne se met pas ensemble, cela peut servir le pouvoir d’occupation. Raison pour laquelle tous les enfants du pays, tous les compatriotes doivent se mettre ensemble pour chasser l’occupant.

Cependant, en associant à cette démarche ceux qui ont porté gravement préjudice aux intérêts de la nation, ce mouvement risque d’être affaibli. Ce mouvement va affaiblir la portée de son action et se discrédite aux yeux du souverain primaire, le peuple.

Je dis par exemple, l’ex-gouverneur du Katanga n’a pas su défendre sa population en cette date du 30 décembre 2013. Par contre, il a pleinement participé aux massacres de mes disciples et de mes partisans, allant jusqu’à proposer à la population de dénoncer et qu’il leur donnerait 500 dollars par tête. Le fait qu’un homme comme celui-là soit représenté à une telle conférence qui est importante, affaiblit et discrédite l’opposition. En quoi pourrait-il s’opposer à ce pouvoir qu’il a servi fidèlement; jusqu’au moment où il va prononcer son petit discours de faux pénalty; et quelques heures après, l’homme va changer de face. Il va dire : “je reste toujours fidèle”. Et quand on le retrouve dans l’opposition, je crois que vous diminuez la force. C’est comme si vous envoyez quelqu’un puiser de l’eau avec du treillis. C’est la raison pour laquelle j’avais demandé qu’il remette les vidéos des massacres s’il a de bonnes intentions et parce que les siens nous ont envoyé des messages disant qu’ils auraient des vidéos. Et malheureusement, ces vidéos, nous les avons attendues comme le Christ depuis plusieurs siècles. Et non seulement il a participé à ce carnage mais l’homme a dû a également piller de la même manière que Kanambe, de manière scandaleuse le pays et même le Katanga dont il se dit être natif.

Ensuite, un Rwandais d’origine, qu’il soit Tutsi ou Hutu, dans cette opposition congolaise, vous ne trouvez pas cela drôle ? Et surtout que ses frères dont on dit être étudiants que nous avons accueillis, il a étudié chez nous et plusieurs des dirigeants des pays voisins ont étudié ici chez nous, que ce soit à Lubumbashi ou à Kinshasa, personne ne peut nier cela, les dirigeants qui nous entourent, presque tous ont étudié ici, mais ils sont rentrés chez eux pour aller servir leur pays. Et pourquoi pas lui ? S’il a étudié ici, il peut allez chez lui pour servir sa nation. Et malheureusement, la gravité réside en ce que cet homme ait écrit un livre ravageur. Et ce livre ravageur, qui a entretenu l’imposture à la tête de notre pays; ce livre qui a entretenu et consolidé cette imposture dont nous souffrons aujourd’hui. Ne serait-il pas pour lui, s’il a changé pour se retrouver dans l’opposition, sortir un autre livre pour démontrer l’erreur de sa pensée politique quand il disait « Pourquoi j’ai choisi Kabila” ? Voilà ce qui est normal. Et ce ne sera pas normal que des personnages comme ceux-ci puissent se retrouver dans l’opposition.

Chers compatriotes, réfléchissez. Aujourd’hui, nous sommes en deuil. On pense aux carnages que celui-là, que ces deux personnages ont pu soutenir, a fait comme désastre, comme drame. Aujourd’hui, des personnes pareilles dans notre opposition, c’est drôle. Pourquoi faire ? Nous attendons que cet homme puisse sortir un autre livre et que ce livre puisse remplacer celui avec lequel il avait amené les Congolais à pouvoir être trompés. C’est nécessaire qu’il écrive un autre livre pour parler de l’erreur de sa pensée politique afin de casser le précédent.

Mes chers compatriotes, tant que le pays sera occupé, il est vraiment inutile de penser que notre loi sera respectée car l’imposteur Kanambe, est en train de faire rentrer massivement des Rwandais au Congo au nez et à la barbe de ceux qui se disent être “représentants du peuple”, comme si la RDC n’avait pas de parlement.

Et si Mukungubila n’était pas lié à Dieu, Kanambe aurait réussi à l’éliminer comme les autres car les attaques de Kanambe contre Mukungubila sont nombreuses : à Kinshasa, celles de Mont-Fleury dans sa propre parcelle; celles à Kintambo à la DEMIAP; ou encore celles dont on parle aujourd’hui, du carnage du 30 décembre 2013.

Quant au dossier du charnier de Maluku, avec la découverte de plus de 450 cadavres pour lesquels Human Rights Watch avait demandé une enquête, et j’espère ardemment que cette enquête pourra commencer. Ce qui m’étonne est que l’on puisse toujours donner du crédit et de la latitude à ce génocidaire de continuer avec son pouvoir illégitime. A telle enseigne que moi Mukungubila, je me trouve complètement troublé et je me demande que la démocratie dans laquelle nous nous trouvons, elle est de quel âge. Aucune autre nation ne pourrait tolérer cela car sous d’autres cieux, pour un seul mort on se mobilise. Mais les Congolais, eux, peuvent mourir même jusqu’à 450 ou 500 : c’est le silence plat. Le chef qui les gère et les tue ne peut même pas être inquiété. C’est un pouvoir qui a la liberté de continuer. Je répète encore, tant que le pays continuera à être occupé, chers compatriotes, on ne pourra jamais espérer y exercer la démocratie.

Comme preuve, l’île de Gorée a été choisie pour quelle raison ?

Après la conférence sur l’île de Gorée, nos parlementaires qui sont dans l’opposition, sont sous menace au moment où je suis en train de vous parler. La véritable démocratie ne pourra jamais s’exercer tant que le pays sera occupé. Raison pour laquelle il était plus que temps de pouvoir se réunir ensemble, de pouvoir s’unir afin de pouvoir lutter contre l’occupation. J’aimerais être très clair pour tous mes compatriotes, tous mes frères qui sont dans l’opposition : il est complètement inutile et aberrant de vouloir faire des analyses des extraits de loi ; puisque l’occupant, l’étranger, Rwandais n’a pas intérêt à respecter cette loi. Il faut comprendre que les intentions dans sa tête ne sont pas de partir ni en 2014, ni en 2015 ni non plus en 2016.

Raison pour laquelle il faut seulement réclamer son départ car il occupe cette place par imposture. C’est un étranger.

Puisque nous prétendons bien sûr, être en démocratie; je pense que cette démocratie ne se fait pas nécessairement avec les armes. Nous devons alors regarder ceux qui sont maîtres de la démocratie; ce système qui vient de l’autre côté, du Nord. Alors il est inutile de vouloir utiliser les extraits de loi.

J’ai trouvé très ridicule de voir, d’entendre l’étranger qui prononce un discours traitant la communauté internationale d’étranger. Donc ils sont étrangers par rapport à lui et lui il devient congolais, je ne sais par quel processus.

Raison pour laquelle, si il peut y avoir dialogue, c’est un dialogue comme je l’avais souhaité, je l’avais proposé, entre Congolais; ce véritable dialogue. Etant sous occupation, ce dialogue n’avait pas été accepté. Maintenant cet étranger veut distraire le peuple avec son dialogue truqué.

Souvenez-vous de mon émission intitulée le libérateur d’Israël vient d’Afrique noire. De la même manière qu’Hitler avait haï les Juifs et décider de pouvoir les décimer, c’est de la même manière que Kanambe, le Rwandais, a été pistonné pour détruire, exterminer les Congolais. La communauté internationale a la capacité d’arrêter sa folie meurtrière, J’en suis certain, j’en suis convaincu. Croyez-moi, malgré vos souffrances atroces que vous vivez actuellement, Dieu est en train de mettre fin à ça, je vous le certifie !

Je ne pourrai terminer mon propos de ce jour sans avoir une pensée profonde pour mes nombreux disciples victimes d’injustice et de l’arbitraire du pouvoir d’occupation. Ils continuent à croupir en prison injustement. La justice sud-africaine, libre et indépendante, m’a totalement innocenté dans le dossier des événements mémorables du 30 décembre 2013. Par conséquent, tous mes disciples et partisans doivent être également innocentés.

C’est pour cela que j’exige leur libération immédiate et sans condition et que justice leur soit rendue !

Pour cette nouvelle année dans laquelle nous entrons, je présente mes meilleurs voeux à tout le peuple. Que Dieu accomplisse toutes ses promesses et qu’il vous console et vous bénisse.

 

Joseph Mukungubila Mutombo

 




Interview de Joseph MUKUNGUBILA par Tito KANZA pour C-RETRO, 2008

Le Prophète de l'Eternel, Josepĥ MUKUNGUBILA; Photo de 2007 par Tito Kanza

Le Prophète de l’Eternel, Josepĥ MUKUNGUBILA; Photo de 2008 par Tito Kanza

Tito Kanza Olivier : Qu’est-ce que votre candidature à la magistrature suprême vous laisse comme souvenir ?

Paul-Joseph MUKUNGUBILA : Sur mes affiches de campagne on pouvait lire, Paul-Joseph MUKUNGUBILA « CANDIDAT UNIQUE, le CHOIX DE DIEU ». Ils ont dû se dire : Nous allons voir comment Dieu va le voter. Et ce n’était pas par provocation que nous nous disions être « candidat unique. Ce n’est pas par ambition que nous nous sommes levés, comme les autres, moi je n’étais pas compétiteur. Je ne sais pas si vous saisissez la subtilité. C’est Dieu qui réclame qu’on lui restitue son pouvoir, et il voulait marquer cette volonté en m’affichant parmi les 32 candidats, pour que tous se rappellent qu’il n’y a eu qu’un seul homme qui se soit exclusivement présenté sous la bannière de Dieu. Je suis le seul à avoir félicité les deux candidats restés en lisse au premier tour : KABILA et BEMBA ajoutant que s’il est vrai qu’il y aura un deuxième tour, que l’on sache qu’il aura assurément un deuxième tour de Dieu, c’était au journal de 20h00 de la Radio Télévision Nationale : RTNC.

J’avais dis, si par des voies illicites, l’un ou l’autre candidat parmi les 32 veut s’imposer, il trouvera tôt ou tard mon Dieu sur son chemin.

TKO : Quelles sont vos actualités ?

P-J M. : Je suis monté à Kinshasa de Lubumbashi où j’étais avec une seule pensée, attirer l’attention de mon peuple sur une évidence ; L’on ne peut pas se passer de Dieu, la RDC ne peut plus se passer de Dieu. Je l’avais dit haut et fort qu’ils allaient tous expérimenter l’amertume, s’ils laissaient échapper cette opportunité que l’Eternel leur offrait de prendre parti pour Dieu. En venant à Kinshasa, j’avais dit que cette conférence AMANI est une distraction, une de trop. Aujourd’hui, j’entends certains députés de la majorité braver les consignes de leur plateforme pour dire que cette conférence a été une distraction. Je ne peux pas vous donner le profil de l’amertume, mais, elle est là, latente, partout ! Grèves, tensions sociales, insécurité.qui dit pire ?

Mais, cela ne m’empêche pas à cheminer comme par le passé avec mon peuple dans son combat quotidien. Dernièrement, j’ai participé au financement d’un atelier dans un nouveau département de l’ISP GOMBE, l’enseignement a toujours été un inconditionnel pour moi. J’ai envoyé des équipes chez moi partout où la guerre a fait des ravages pour relancer l’espoir, dans les territoires de Kabalo et de Tanganyika. Je suis très content du travail de sensibilisation au Sud-Kivu, et je suis particulièrement heureux du soutien que me témoigne la Diaspora Congolaise partout où elle est.

TKO : Vous avez participé à la Conférence de réconciliation Europe-Afrique, quel était son but ?

P-J M. : Je suis le seul à avoir annoncé ces choses longtemps avant, dans la presse du Zaïre d’abord, et j’ai continué à marteler dans la presse du Congo. J’avais dit sur Digital Congo TV que lorsqu’ils verront l’Homme blanc venir s’agenouiller devant l’homme noir, c’est alors qu’ils évalueront la véracité de mes déclarations ! J’avais dis que l’Evangile que le colonisateur nous avait présenté, était falsifié, j’avais dit que le colonisateur nous avait imposé une Eglise à l’Européenne et non l’Eglise du Dieu vivant en mars 1995, dans 10 journaux de la place ! J’avais dit que pour maintenir son hégémonie sur l’Afrique, l’Europe à Berlin avait tronqué les frontières. L’opinion publique nationale sait que je suis le seul à répéter depuis des années que la restauration partira du Congo RDC et que la paix du Congo amènera la paix du monde entier !

Et comme si nous avions convenu avec les Européens qui sont venus se repentir, ce sont ces choses qu’ils sont venus déclarer en pleurs ! Et comment les organisateurs ont-ils pu manquer de m’inviter ? Non, je n’ai pas eu l’honneur de participer à cette conférence, néanmoins, elle s’inscrivait dans les temps arrêtés. Depuis 21 ans, après jeunes et prières, nous avions fait un vœu de ne solliciter aucune contribution de Japhet, l’homme blanc, jusqu’à ce que l’Evangile dont je suis porteur lui parvienne, et c’est le 14 juin 2008 que j’accepterai un don d’un frère de race blanche, Paul Racines de son nom. J’inviterai les miens à fêter les prémices de la réconciliation entre Japhet et Cham (le noir), et du 19 au 21 juin, et il y a eu cette conférence, c’est comme cela que je suis intervenu comme par interpellation, m’adressant directement dans une lettre à la délégation Européenne. La première conséquence logique, c’est de voir tous ces pasteurs qu’ils ont formé démissionner parce que détenteurs d’un Evangile souillé! Le représentant du chef de l’Etat a dit qu’il remettait entre les mains de l’Eternel la RDC afin qu’il (Dieu) préside à son destin, pour son développement et nous nous disons : Dont acte alors !

TKO : Il y a cent ans, le roi Léopold II cédait son Congo à la Belgique. Aucun évènement n’a été prévu pour commémorer le geste du Roi. Pensez-vous que le Congo soit réellement indépendant aujourd’hui ?

P-J M. : Les sujets du Roi des Belges n’ont pas commémoré cet évènement. C’est une très bonne chose. Et nous encore moins car vous n’êtes pas sans ignorer que ce tour de passe – passe entre le roi et la Belgique a conforté le statut quo : Même philosophie d’exploitation, même prétexte fallacieux : Au nom de la civilisation, mais surtout sous couvert de religion, avoir voulu éradiquer notre culture, et notre force vitale. J’estime qu’un MEA CULPA de la couronne Belge et du gouvernement Belge exorciseraient certaines inimitiés tenaces, beaucoup de frustration et beaucoup de stigmates d’humiliation et de cruautés dont l’exploitation politicienne à l’avenir contribuerait à nous entredéchirer de plus belle. L’indépendance du Congo passe par une refonte complète de notre société. C’est à cause de cela que j’avais refusé, c’était un risque, de présenter mon projet de société afin d’attirer l’attention sur une chose. Les ambiguïtés de l’héritage Colonial, ayant engendré un être sans repères sociologiques, historiques et politiques établis, que nous imposera l’Europe Coloniale jusqu’au moment où cet ouvrage va s’avérer être de plus en plus difficile à manipuler (c’est le Congo-Zaïre 60-97) auquel va succéder un Congo à 4 têtes plus une, dont le maitre d’ouvrage est la même communauté Européenne et consort. J’estimais, disais-je, qu’il était impérieux de redéfinir tout d’abord, cette société, notre société ; ce faisant, restaurer ou plutôt, restituer notre identité afin de prétendre recouvrer notre dignité.

Un projet de société sans société ! Aurait été le pire départ qu’on pouvait prendre. On l’a pris. Et aujourd’hui c’est un bouillon de culture où les bactéries rivalisent de virulence. C’est logique qu’on dénombre résurgences de tensions en tout genre comme on est entrain de le voir. Notre identité est la clé de notre indépendance. Puiser dans le spirituel, qui a fait la force de notre premier ancêtre s’impose comme incontournable. L’Evangile que le colonisateur nous a légué étant falsifié, de son propre aveu, et ignorer la prophétie, nous concernant dans ce contexte, nous privera de réintégrer notre identité, de nous revêtir de ce qui fait notre force, de recouvrer notre dignité. Nous sommes un peuple messager pour toute la terre, selon Esaïe 18:1-3, notre destin ne peut plus être envisagé en écartant Dieu. Et c’est libre que nous allons parcourir la terre, libre, indépendant et puissant tel est notre destin avec Dieu.

TKO : Peut-on arriver à rompre les liens entre les deux pays malgré le patrimoine commun ?

P-J M. : J’aimerais pouvoir comprendre que le patrimoine commun dont vous parlez, c’est notre histoire commune. Et la viabilité des liens entre les deux pays passe obligatoirement par une sorte d’état des lieux depuis la période coloniale à ce jour, seul le courage pour une rétrospective historique et politique débattue pourrait préserver et bonifier les relations entre les deux pays.

TKO : Comment définissez vous les relations entre la Belgique et la RDC ?

P-J M. : Les relations entre ces deux pays sont et resteront en otage sous le poids de leur histoire commune ; en otage vis-à-vis de ce qui n’a pas été dit. Il faudra beaucoup de courage pour oser dire la vérité, beaucoup de sagesse politique pour affronter des épouvantails historiques dont il faudrait au moins parler pour en extraire le potentiel de nuisibilité, aujourd’hui, trop de préjugés et trop d’arrière pensées à tort et à raison affectent les relations, et l’on s’en souvient qu’à la faveur des quiproquo diplomatiques et autres avatars. Jusqu’où peut aller le conflit entre les deux nations ? Aussi longtemps qu’on continuera à occulter le passé, faire comme s’il n’a pas existé, cela ne pourra aller que de mal en pis, et je suis incapable de vous dire quelle forme aura le pire. Ce dont je suis sur c’est qu’on aura, alors, raté une occasion pour un partenariat idéal que chaque partie regrettera.

TKO : L’Europe tient un certain discours sur la présence Chinoise en Afrique. Pensez-vous que les Congolais soient floués par les contrats Chinois ? Certains parlent d’un pillage systématique de la part des groupes miniers avec la complicité des autorités politiques de ce pays.

P-J M. : Faudrait-il dans ce cas de figure en être réduit à penser et à supputer en lieu et place des certitudes. Je crois me souvenir que les Congolais ont eu à tenir des assises pour une révisitation des contrats miniers, après que l’assemblée nationale aie débattu particulièrement sur la forme juridique, la quintessence des contrats Chinois, il a fallu même identifié l’interlocuteur, était-ce l’Etat Chinois ou le secteur privé Chinois, ce qui sont autant de signaux qui a posteriori peuvent ne pas rassurer l’opinion publique Congolaise et d’autres partenaires. Même la forme de votre question traduit le cloisonnement de l’information, une opacité qui n’est pas compatible avec tout le bien que le gouvernement voudrait en dire. Il n’y a qu’un pas pour penser à mal.

TKO : Que tire l’Europe de la Chine ?

P-J M. : Je crois que vous voulez dire que tire le Congo de la Chine ? Ce qu’on peut tirer aujourd’hui, du moins l’impact visible qui ne nécessite pas d’assise de révisitation, je crois me souvenir du stade des Martyrs et du palais du peuple. Ce qu’on annonce, jusqu’à preuve du contraire semble n’être que des annonces.

TKO : A l’heure où les puissances occidentales n’aident pas le Congo à reboucher ses trous dans les rues de Kinshasa et que la SN qui a le monopole pratique des prix exorbitants sur le Congo. Pensez-vous que les dirigeants Congolais doivent continuer à attendre une aide qui ne qui ne vient (dra) pas ?

P-J M. : Il y a un proverbe de chez nous qui dit : Celui qui a pour coutume de manger la jambe, ne se contentera plus d’une aile. Nous sommes un peuple noble, quand l’homme blanc est arrivé il a eu à répondre devant des entités royales régies par la force du serment : le lien entre la force spirituelle et la force temporelle, l’homme blanc a trouvé des hommes forts en bonne santé, en phase avec leur milieu par la force de leurs connaissances, de leur sagesse et de leurs cultures, de leurs organisations, bref des hommes dignes. Je suis torturé au plus profond de mon âme quand on en arrive à accepter une simulation selon laquelle, pour boucher les trous de nos routes, il faille recourir à l’aide étrangère pendant que nous dormons et marchons sur des richesses, nos morts sont enterrés dans des terres de diamant, d’or et d’argent ! Il est vrai, Dieu nous a humilié au-delà de ce qu’on pouvait penser, c’est à cause de cela que nos dirigeants aujourd’hui pensent toujours attendre de l’aide!

TKO : La Belgique est entrain de perdre les ports, les mines. Il ne lui reste que les politiques. Que se passera-t-il si les relations politiques restent au même point.

P-J M. : La question est de se demander comment la Belgique s’était acquise les ports, les mines.et comment elle les a perdu. C’est justement ici le fond du débat politique dont l’enjeu pour nous est dans le pire des cas, perdre l’expertise Belge sans pareille dans notre histoire, ou conserver cette expertise et oser un projet nouveau ou tout le monde gagne ; comme vous le voyez, on revient à la case départ, aurons-nous le courage politique d’une autopsie sans complaisance de ce corps mutilé que sont les rapports Congo-Belgique ?

ZIMBABWE

Lors de la conférence de réconciliation Europe Afrique, une déclaration du camp Européen disait que dans son désir de maintenir son hégémonie sur les colonies, le colonisateur s’est ardemment employé à briser les systèmes d’organisation autochtones par une campagne sans précédent faite de cruauté, de manipulation intellectuelle sous couvert de religion et de civilisation, un pillage systématique des symboles de notre force, une destruction de symboles sociologiques tenant de notre maîtrise sur les paramètres environnementaux , les déportations de la force vive de la population, de sorte qu’on nous imposera des systèmes incompatibles avec notre mode d’organisation et notre mode de réflexion ; au point que nous sommes régis aujourd’hui par des organisations bâtardes qui font le jeux de ceux qui nous dominent.

Etes- vous sûr que c’est la démocratie qui l’a emporté chez nous, ou si vous voulez maintenant que nous sommes régis par des institutions issues des élections démocratiques libres et transparentes. Croyez-vous que la classe politique d’une part, l’opposition officielle et l’autre, ainsi que le reste de la population, d’autre part, ont intégrés les fondamentaux de la démocratie. Pourquoi William SWING après son mandat à la MONUC dira qu’ils ont échoué dans leur mission au Congo ? C’est, consécutivement à la pression, non sans arrières pensées, des grands de ce monde que les Etats Africains sont obligés à adopter un système contre culture. Avez-vous vu l’embarras de l’UA devant ce théâtre de la démocratie au Zimbabwe écrit avec des cendres et du sang ? La démocratie en Afrique, s’apparente à une aventure ambiguë. Il faut redéfinir le fondement du pouvoir en Afrique entre nous Africains. C’est un défi qu’il faut relever.

MAURITANIE

C’est comme d’un phénomène de rejet d’un organe après sa transplantation, la démocratie, la nôtre, l’Africaine serait-elle une démocratie des armes par les bons soins des anciennes métropoles ? Une fois de plus, la Mauritanie élevé en pays modèle, fait les frais de cette transplantation de la démocratie Européenne dans un groupe sanguin incompatible, je voudrais dire, dans une culture qui n’a pas finie de revendiquer son chemin.

 

LYBIE

Ce que je sais de Kadhafi, c’est sa déclaration à l’occasion du sommet de l’UA tenu chez lui à Tripoli, avec en toile de fond son projet sur les Etats-Unis d’Afrique ; Je cite : « Les recherches et découvertes l’ont prouvées, ce continent à été doté de cette belle race noire que certains tentent de dénigrer comme étant une race inférieure. Au contraire, ce sont des ignorants. L’histoire dit que les noirs seront les maîtres de ce monde. Se seront les Seigneurs du monde, et ce sont les ignorants, les ennemis de Dieu qui ont cru que cette diversification de couleur de l’homme est une source d’humiliation ou d’esclavage. » Fin de citation.

Si Kadhafi a été fait Roi des rois, c’est probablement pour qu’il témoigne à propos de ce grand Roi noir qui doit venir en accomplissement de l’oracle dont il s’est fait le porte-voix.

Propos recueillis par Tito Kanza Olivier pour C-RETRO, en 2008




FONDEMENT DE L’IDEOLOGIE DE LA RESTAURATION

Les choses visibles sont passagères et les invisibles sont éternelles.

L’homme peut trafiquer la réalité et parvenir à faire croire ce qui n’est pas, sans que pour autant ce qui est n’existât plus ! Ce qui n’est pas, n’est qu’une illusion entretenue, le temps que ce qui est se révèle et advienne.

Ainsi pour mieux appréhender le présent c’est-à-dire les choses invisibles du présent et non pas celles qui sont passagères; il faut remonter aux origines.

D’où venons-nous et où allons-nous ?

Chaque peuple a sa réponse à cette question. Et, cette réponse constitue le patrimoine historique qui lui est propre.

C’est cette histoire qui ressortira les « comment » et les « pourquoi » des choix politiques et idéologiques de chacun d’eux.

Pour nous Congolais, en particulier, la réponse à cette question est autant une réappropriation de notre héritage que la mise à jour de notre responsabilité. Nous, peuple sur ces terres du Congo, devenons à notre tour des acteurs actifs ou passifs de notre histoire, celle de demain.

Cette réponse pose le fondement à partir duquel se constitue et se reconstitue l’embryon identitaire sans lequel tout repère politique et idéologique n’est plus possible.

La question appelle des exigences : un devoir de mémoire d’une part, et la projection dans la conscience collective du peuple de l’idéologie politique relative à son identité.

Par ailleurs, le vingt-et-unième siècle impose une vision universaliste des choses ; ne fût-ce que de par la puissance des médias modernes, ajoutée aux performances des moyens de communication. Quelqu’un a dit à ce propos : « la terre est devenue un grand village ».

D’où la nécessité et l’obligation pour chaque peuple d’affirmer ses valeurs idéologiques propres, avant d’éventuellement les concilier avec d’autres.

Notre situation, à ce jour, est des plus préoccupantes. En effet, la génération actuelle a, devant elle, étalées à perte de vue, des ruines de tout ressort : cultuelles, culturelles, idéologiques, politiques, scientifiques… qui ont traversé la nuit des temps.

Des ruines consécutives à la tragédie des civilisations qu’aucun autre peuple sur cette planète n’a connue, ni quant à sa forme, ni quant au traumatisme y consécutif ; une tragédie qui étale ses cicatrices aujourd’hui, tels des stigmates, témoignages de l’horreur des siècles.

Ceux qui tenaient le fouet hier se sont évertués à effacer de notre mémoire toute trace des valeurs qui nous ont permis de subsister dans une parfaite symbiose avec la nature, dans des espaces que nos pères étaient parvenus à apprivoiser jusqu’au moment où ces fouettards, en quête de matières premières pour leur industrie naissante se soient convaincus être investis du devoir dit sacré, de nous civiliser, voire pire, de nous « évangéliser ».

Quand ils sont venus, ils ont trouvé devant eux des entités royales bien organisées, fondées sur la force du serment (le lien entre forces spirituelles et temporelles), l’homme en phase avec les lois de son environnement pour un parfait équilibre entre lui et le milieu dans lequel il vivait.

Ils furent surpris de découvrir que le continent était déjà peuplé des dizaines de millions d’individus !

De mémoire d’historiens, on a jamais ouï-dire que le peuple noir ait été en quelque moment que ce fut en voie de disparition. Au contraire, ce sont eux qui nous ont spoliés de nos plus beaux attributs du genre humain, reconnaissant en cela, par devers eux, que les organisations politiques autochtones ont produit le profil idéal de l’espèce Homme, véritable merveille biologique, dépositaire des aptitudes phénoménales de résistance et d’adaptation, réceptacle de connaissances spécifiques utiles pour une qualité de vie que même les olympiades modernes ne parviennent pas à reproduire, si ce n’est des hommes aux anabolisants !

Bref, ils ont eu comme interlocuteurs des hommes dignes.

Le poids des siècles aidant, les consciences devenant de plus en plus chargées, on assiste à l’expression des remords ci et là. Les langues s’affranchissent, et, petit à petit, la vérité se fraie un chemin dans le débat des civilisations.

Lors de la conférence de réconciliation Europe-Afrique tenue à Kinshasa en juin 2008, une déclaration du bloc européen reconnaîtra que, dans son désir de maintenir son hégémonie sur les colonies, le colonisateur s’était ardemment employé à briser les systèmes d’organisation autochtone par une campagne sans précédent ; faite de terreur, de cruauté, de manipulation intellectuelle sous couvert de Religion, en accordant une attention particulière à la destruction systématique des symboles de notre force qu’ils fussent d’origine spirituelle ou du domaine temporel.

En effet, ce furent déportations des forces vives de la population, redéfinition du modèle de famille, bouleversement des normes culturelles, pour, en fin de compte nous imposer des systèmes incompatibles avec notre mode organisationnel et notre réflexion politique. Au point que nous sommes régis aujourd’hui par des organisations bâtardes qui font les jeux de ceux qui nous dominent.

Toutes ces raisons, cumulées depuis des décennies et que je n’ai cessé de dénoncer depuis que l’Eternel m’a mis à cœur de faire connaître à mon peuple son destin ont milité, selon son ordre, à m’impliquer officiellement à la faveur des élections dites libres, transparentes et démocratiques qui devaient se tenir en R.D.Congo, en tant que candidat à la présidence du pays. Lors de la (Elections de 2006)

L’indépendance du Congo passe par une refonte complète de notre société.

Cet impératif nous a inspiré de nous interdire, c’était un risque contrôlé, de présenter notre projet de société. Et, d’aucuns ont crié au suicide politique. Je voulais focaliser l’attention de l’opinion publique sur une chose : les ambiguïtés de l’héritage colonial, ayant engendré un être sans repères historiques, sociologiques, idéologiques et politiques établis, que nous imposera l’Europe coloniale de 1884-1885 jusqu’au moment où cet ouvrage va s’avérer être de plus en plus difficile à téléguider, c’est le Congo-Zaïre de 60-97, auquel va succéder un Congo à quatre têtes plus une, dont le maître d’ouvrage est la même communauté européenne et consort.

J’avais estimé qu’il était impérieux de redéfinir tout d’abord cette société, notre société ; ce faisant, recouvrer notre identité afin de prétendre nous réapproprier notre dignité. Ceci dans une œuvre de restauration à tous les niveaux et dans tous les domaines.

La restauration, comme mission, s’impose devant les décombres des systèmes politiques traditionnels qu’ont été le communisme et présentement le capitalisme avec les affres consécutifs au dérèglement de son système financier. Elle constitue la forme et le fond de la pensée et de l’action de votre serviteur. Elle est la motivation et la justification de mon engagement dans la conduite de la chose publique.

La restauration implique l’antériorité d’une chose à une époque donnée, mais ayant été, entretemps détruite, oubliée ou ignorée et devant faire l’objet d’une restitution ou d’une reconstitution.

Des groupes de pression, des mentors de tout acabit ont pensé que les élections démocratiques, libres et transparentes qui nous ont engendré les institutions qui nous régissent, à ce jour, allaient imposer si pas une culture démocratique, mais tout au moins une forme, alibi, y relative.

La classe politique au pouvoir et l’opposition officielle, d’une part, et l’autre opposition non moins légitime et représentative mais qui n’est pas représentée sur l’échiquier des institutions politiques établies, d’autre part ; ont-elles vraiment intégré les fondamentaux de la démocratie ? J’en doute. L’actualité au fil des jours confirme mes craintes.

C’est consécutivement à la pression, non sans arrières pensées politico-financières des grands de ce monde, que les Etats africains sont obligés d’adopter un système contre culture. Et après ? C’est comme du phénomène de rejet après une transplantation d’organes.

La démocratie, la nôtre, l’africaine serait-elle une démocratie des armes par le bon soin des anciennes métropoles ?

Le Kenya, la Mauritanie, le Zimbabwe, la série n’est pas exhaustive, ont fait les frais de cette transplantation de la démocratie à l’européenne dans une culture politique incompatible, à cause, premièrement, des conflits d’intérêts entre le donneur de leçons, l’Europe et, l’élève, l’Afrique, conflits qui rendent toute intégration de la culture démocratique illusoire.

L’évidence, c’est que l’Afrique est en gestation dans une culture qui n’a pas fini de revendiquer son chemin.

La restitution porterait avant tout sur le choix politique qui devrait être le notre.

Les avatars politico-constitutionnels que nous font vivre les institutions issues des premières élections dites démocratiques, étaient censées corriger les travers des institutions, qui trente-deux ans durant, ont instauré en définitive loin des ambitions annoncées, la dissolution des valeurs, des repères moraux et civiques. Elles y ont été contraintes pour avoir bravé le modèle européen en prônant le recours à l’authenticité.

Ces institutions qui ont régi le pays pendant 32 ans, avaient pour ambition d’offrir une alternative salutaire en réponse aux cinq ans de sang et de cendre du chaos post-indépendance, en fait, la première impasse démocratique que le pays a connue, coordonnée à partir de l’ancienne métropole pour préserver son contrôle sur le marché des matières premières, en lâchant en peu de lest : l’indépendance nominale !

Et les pères de l’indépendance se sont battus pour que nous puissions recouvrer notre dignité, contre l’humiliation et l’asservissement dont était objet l’Homme congolais, pour notre propre prise en charge. Ce qui a fait cruellement défaut, à la table ronde de Bruxelles de 1959, c’était une idéologie propre au peuple congolais en lieu et place des ambitions disparates et tribalistes affichées.

Aussi loin que nos souvenirs, les souvenirs de notre histoire, l’histoire de notre peuple, dans ces terres entrecoupées des eaux, peuvent s’étendre ; il n’y a pas trace d’une gloire perdue, qui serait le modèle type, comme l’attestait, non sans cynisme, Nicolas Sarkozy à la biennale de Dakar 2004.

A propos de cette gloire perdue, ce qu’on en dit semble être du ressort de l’intuitif pour ne pas dire des mythologies et autres légendes.

La Restauration pose donc comme base un devoir de mémoire.

L’investigation dans la mémoire des peuples met à jour des facteurs identitaires propres à chacun d’eux.

A titre illustratif, la candidature de la Turquie pour intégrer le grand marché européen va nous servir de trame. En effet, son intégration grippe sur un point qu’avait bien voulu épingler Monsieur Valery Giscard d’Estaing, ancien Président français, Père de la défunte constitution européenne. Il dira que l’Europe, parce qu’elle est de tradition chrétienne, n’était pas encore prête pour accueillir la Turquie dans le marché européen. Elle l’est cultuellement et culturellement, à la différence de la Turquie qui avait enfilé entre-temps son Djellaba musulman en dépit du fait que cette dernière se réclamait être régie par un régime laïque ! Et pourtant, l’Europe laïque, par la France interposée, venait de redécouvrir que la religion est donc un facteur identitaire fondamental qui inspire ses propres rites et son propre culte. Rappelons-nous le port du voile qui a fait tâche d’huile ; on a parlé des signes ostentatoires religieux qu’il fallait bannir. Pourquoi ? La tradition cultuelle et culturelle européenne était imperméable, dans le cas d’espèce, à un rite et à l’expression d’un culte venu d’ailleurs.

La quête de notre identité passe donc obligatoirement par le facteur religieux… En effet, des thèmes comme l’homosexualité qui peuvent profondément transformer une société, sont tributaires d’un code de conduite dont le socle est la religion, parce qu’elle seule propose des valeurs transcendantes.

Nicolas Sarkozy le reconnait dans son livre « La République, Les Religions, l’Espérance. » Il dit que la religion est un facteur de civilisation, un facteur de développement, un facteur d’apaisement, un facteur d’espérance… Que les valeurs républicaines pour qu’elles trouvent leurs sens, doivent être profondément enfouis dans ce qui est religieux, que la religion est une dimension fondamentale de l’être humain… Le danger pour les Etats modernes, est qu’en décriant les valeurs transcendantes, ils les éteignent, et ne peuvent plus proposer que des idéaux limités… On ne le lui fait pas dire !

La religion draine donc des données sociologiques, historiques, politiques, passées, présentes et à venir ; les choses qui se sont accomplies dans un passé récent, et qui étaient annoncées dans un passé lointain ou proche. Révélant en cela une dynamique qu’on aurait tort de mépriser, ne fût-ce que par le fait qu’aujourd’hui c’est cette dynamique qui influe sur les rapports de force des entités en conflit comme dans tout le Moyen-Orient, de l’Euphrate à la Mer Noire.

C’est sur des anciens écrits, la Bible en l’occurrence, que repose la légitimité des revendications et/ou des récriminations des uns et des autres.

Les luttes sur des héritages contestés émaillent la géopolitique planétaire, dont parmi les plus spectaculaires, le problème Israélo-palestinien et alliés confrontés !

La Bible parle des mouvements des peuples, de la constitution des nations, de leurs destins, selon le dessein de Dieu.

D’où venons-nous et où allons-nous ?

Cette question nécessite une révélation. La révélation implique l’Oracle, l’Oracle la présence d’un témoin, la présence du témoin celle d’un auditoire, celle de l’auditoire suppose un lieu d’où il est censé recevoir le témoignage ; ainsi est constituée la trame des prophéties à partir desquelles les peuples sont instruits des véritables enjeux en cours, et du rôle de chacun d’eux sur l’échiquier délimité par ces prophéties.

La mémoire des temps l’atteste : « Que toutes les nations se rassemblent […] qui d’entre eux a annoncé ces choses ? […] qu’ils produisent leurs témoins et établissent leurs droits ; Qu’on écoute et qu’on dise : c’est vrai !

Vous êtes mes témoins […] vous, et mon Serviteur que j’ai choisi, afin […] que vous me croyiez et compreniez que c’est Moi… l’Eternel, » Esaïe 43 :9,11.

La raison politique de notre discours, c’est la prophétie. La prophétie a ceci de particulier :TOUT LE MONDE PEUT LA CONTESTER, MAIS PERSONNE NE PEUT EN EMPECHER L’ACCOMPLISSEMENT ; C’EST LA FORCE DES CHOSES !!!

Par la force des choses, Dieu m’a investi pour conduire le peuple vers son destin.

 

Joseph MUKUNGUBILA MUTOMBO

Prophète de l’Eternel




5 décembre 2011 : point de presse

https://www.youtube.com/watch?v=o_Sf8UrjmTQ




JOSEPH DE LA SOURCE DU NIL

Les temps passent, les hommes passent et trépassent. Mais la prophétie demeure. Jamais la parole de Dieu ne
meure. Vivre l’accomplissement d’une prophétie c’est exhumer la force des anciens pour toute péripétie.
Insignifiante parait la symbolique des choses, mais elle a la force du serment qui noue les causes.
Une femme s’est écriée par la voix des médias : « voici j’envoie mon Joseph aller toucher les eaux du Nil pour
la délivrance de la RDC
».

Qui dit Joseph, évoque l’Égypte.
Qui cite l’Égypte, parle du Nil.
Et le Nil a sa source dans le grand lac,
Le majestueux lac TANGANYIKA, véritable mer intérieure.

Il est vrai que l’esprit a parlé. Et l’homme de Dieu, l’élu de Dieu MUKUNGUBILA avait bien entendu sa voix qui lui
avait dit : « va toucher les eaux de la source du Nil et tu verras ce que moi l’Éternel je vais faire dans le pays

Dans cette effervescence électoraliste, où la politique des enchères caracole en tête dans la foire des alliances, cette stratégie pouvait paraitre, tout au moins, insolite.
Pour aller à Kalémie, MUKUNGUBILA devait être accueilli par Lubumbashi, Elisabethville d’antan.

Les noms des villages et autres contrées habitées sont, pour nous Africains et particulièrement nous Congolais
le soubassement d’une histoire riche, où l’irrationnel, le spirituel, se mêle au rationnel, et traduit les ambitions et
les serments des anciens. S’ouvre alors, pour l’élu de Dieu, la porte sur une des plus belles histoires de notre pays.
Et il va y être involontairement confronté.

Avant qu’il ne prenne l’avion de KINSHASA pour LUBUMBASHI, un Kalémiard va lui faire parvenir ce message, comme
pour confirmer ce que l’Éternel son Dieu lui avait déjà dit, à savoir : « le prophète de l’Éternel doit descendre à Kalémie, où j’ai vu la remise et reprise se faire entre le Prophète MUKUNGUBILA et le Roi Albert qui attendait, documents en mains, depuis que le Congo est dit indépendant que l’ayant droit vienne récupérer ces documents pour la délivrance de la RDC et du monde ».
Que vient faire le Roi Albert dans le voyage, serait-on tenté de se demander. Et, c’est là le deuxième maillon qui
forme la trame de ce voyage haut en couleurs et en symboles. Si le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper le regard, il vient assurément de manière à frapper l’esprit d’étourdissement.

Qui avait dit : « j’ai envoyé sur eux (juifs) un esprit d’assoupissement … »
Et encore : « j’anéantirai l’intelligence des intelligents … »
Nous sommes bien au Congo dans une histoire oubliée que nous devrions conter sous toutes les chaumières du
pays, car un peuple qui ne connait pas son histoire est un peuple esclave.
LUBUMBASHI qui devait accueillir l’élu de Dieu dans sa marche vers Kalémie, c’est Elisabethville du nom d’une Reine
des Belges qui pour la circonstance va faire des caprices et retiendra son illustre hôte sur place, l’obligeant de passer chez elle la fête du 30 Juin. Elle devait préparer son mari le Roi Albert à accueillir son prestigieux hôte.
Et, oui, Elisabeth est bel et bien l’épouse du Roi Albert qui lui donna son nom à la ville qu’on appelle aujourd’hui Kalemie.
Et un plongeon dans l’histoire de cette ville, par des sujets Belges est révélateur à plus d’un point. Guy Wein dans son livre Albertville rapporte que les autochtones qu’ils rencontrèrent en premier, sont des BENA MBAO. Ce sont eux qui établirent, les premiers, le contact avec les sujets du Roi Albert. Et, les BENA MBAO constituent une des royautés LUBA du KATANGA.
Ils sont aussi appelés originairement les BAPEMBA qui veut dire « ceux qui habitent les terres entourées des eaux ».
Ces terres où on les retrouve s’étendent effectivement le long du Tanganyika, de la Lukuga, du Lualaba, du Luvua et, en remontant plus loin au sud, jusqu’au lac Moëro, la terre des KARUND. C’est là que ILUNGA MBIDI, luba de son état, ira chercher sa femme, une Reine KARUND. Ce qui est extraordinaire, c’est que les BENA MBAO constituent la souche dont est originaire le prophète de l’Éternel MUKUNGUBILA qui, de part la loi des successions, détient du côté de sa mère KABILA LEONIE et du côté de son père MUTOMBO ESIASA les insignes de la majesté.
Dès lors, il devenait très intérressent de voir ce qu’aller donner la rencontre entre ce digne fils de BENA MBAO et le Roi Albert.
C’est accompagné d’une délégation de plus de soixante personnes que le prophète était parti de Kinshasa.
La délégation redoutait le séjour à Kalémie pendant cette période appelée «Saba-Saba » qui veut dire 7-7 et qui couvre tout le mois de Juillet, période réputée pour la violence de ses vents pouvant donner naissance à des tourbillons, les fameux Mulula. De plus, la mer est très agitée et retient tous ses poissons en cette période, d’où les regrets de la délégation qui allait se voir donc priver des poissons du lac le plus poissonneux du monde !

Initialement prévu pour le 12 Juillet 2011, l’arrivée à Kalémie sera finalement effective le lendemain, le grand jour de la fameuse rencontre. Mais la délégation du prophète forte d’une trentaine de personnes, et une autre partie à suivre, à cause des petits aéronefs qui desservent la ligne.
Nous voilà en vue de Kalemie, le pilote craigant justement le vent sur le lac annonce la descente par la LUKUGA.

Aussitôt sur le sol de Kalemie, Albertville, l’élu de Dieu mû par une hâte soudaine de toucher les eaux du majestueux TANGANYIKA, va quasiment s’y précipiter à grandes enjambées. MUKUNGUBILA MUTOMBO touche enfin les eaux de la source du Nil, mains et pieds dedans ! Et la prière à suivre :
« Que l’Éternel mette fin à la souffrance du peuple et apporte la nourriture à ceux qui sont affamés et qu’il délivre véritablement ce peuple congolais. Jusques à quand tardera-t-il maintenant qu’il s’était exécuté conformément à son ordre ».
Tout Kalémie va être témoins de cette cérémonie extraordinaire, via les médias locaux. Quelque chose avait changé !
Et l’on ne tardera pas à le vivre, en effet. La population était dans l’attente des terribles vents de SABA-SABA qui atteignent des pics le 15 Juillet. Non seulement que la mer était étonnement calme depuis le 13 Juillet, mais de plus, dans la nuit du 15 au 16 Juillet quelques pêcheurs courageux s’hasardèrent sur le TANGANYIKA rapportant Ô miracle les fameux MIKEBUKA et NDAKALA.

Du jamais vu à cette période de l’avis de Kalémiards.
Le double miracle s’est opéré, l’Éternel a exaucé la prière de son oint, il a fait taire la mer agitée, et il a produit du poisson pour son peuple. Et comme il en était advenu de Saul qui lors de son parcours ministériel, va se retrouver avec le nom de Paul; Paul de Tarse. De même l’Éternel va déclarer à son oint que ce double miracle confirme, d’une part, qu’il est l’approvisionnement des nations de son nom Égyptien :

« TSHAPHNATH PAENEACH, C’EST TOI JOSEPH DE LA SOURCE DU NIL, TU NE T’APPELLERAS PLUS PAUL JOSEPH MUKUNGUBILA, MAIS BIEN JOSEPH MUKUNGUBILA SELON L’ONCTION QUI REPOSE SUR TOI EN CE JOUR.
RAPPELLE-TOI, C’EST DEPUIS QUE TU AVAIS ÉTÉ INJUSTEMENT ARRÊTÉ EN 1999 QUE JE T’AVAIS DIT QUE TU ÉTAIS JOSEPH, IL FALLAIT QUE TU ACCEPTES DE SOUFFRIR DANS TON CORPS ET QUE TU SOIS PRISONNIER COMME L’AVAIT ÉTÉ JOSEPH EN EGYPTE. CE JOUR DU 15 JUILLET OÙ ILS VIVENT CE 2ème MIRACLE, C’EST LA DATE DE NAISSANCE DE TON FILS QUI PORTE LE NOM DE JOSEPH, NÉ PENDANT QUE TU ÉTAIS EN PRISON. CECI ATTESTE L’IRRÉVOCABILITÉ DE LA VOIX QUE TU AS ENTENDUE : « TU ES JOSEPH ET MOI L’ETERNEL J’AI PARLÉ ».
D’AUTRE PART, TU AS CALMÉ LA FOUGUE DE LA MER, C’EST ICI QUE LA GUERRE MONDIALE S’ÉTAIT TERMINÉE, ET QU’ON A SALUÉ L’AVÈNEMENT DE LA PAIX. TU ES LE PACIFICATEUR, CELUI QUI VA RESTAURER LA PAIX ».

En effet à MUANA NDENGE, tous les anciens de Kalémie l’attestent, c’est là que la guerre, s’est terminée, il y a même un cimetière où reposent nos soldats et ceux du corps d’armée belge.
Les canons sur les collines d’Etat attestent de la détermination des occupants à défendre la ville contre les envahisseurs.
C’est donc armé de cette nouvelle onction que sa majesté Joseph MUKUNGUBILA attend l’ordre ultime de celui qui l’a envoyé. Tous les esprits du lac se sont apaisés comme pour honorer ce digne fils de BENA MBAO et permettra de décharger la royauté des belges d’un fardeau de plus en plus pesant pour eux.
Ceci, peut être, explique cela ; tous les déboires politiques que connaissent les Belges à ce jour ne sont-ils pas pour rappeler que le contentieux ne sera vider qu’à l’avènement de ce Joseph de la source du Nil ?
L’étoile sur ce pays entrecoupés des fleuves et, pour laquelle Léopold II (Kinshasa) à user de tous les artifices politiques afin de se l’approprier, mais ne sachant pas à qui restituer cette royauté usurpée, chargera sa postérité de le faire.
Que vive Sa Majesté Joseph Mukungubila !
Que le règne de Dieu soit !
Que l’Éternel bénisse le Congo !
Qu’il bénisse cette nouvelle ère !